Avant-Première VO: Review Darkness/Pitt #1[FRENCH] Estacado pensait prendre un repas tranquille dans un bon restaurant. Dommage pour lui, ce n’est pas du ketchup sur la table mais bien du sang ! Les ennuis se débrouillent toujours pour trouver le propriétaire du Darkness. Et cette fois la dose de problèmes est double, nécessitant l’intervention du colossal alien, Pitt. Un retour qui est en soi un événement…

Darkness/Pitt #1 [Top Cow] Scénario de Paul Jenkins
Dessin de Dale Keown
Parution aux USA le mercredi 26 août 2009

Darkness/Pitt #1La tagline en est « Le premier comic de Pitt depuis 10 ans ! » et c’est vrai qu’au delà d’une union entre Darkness et The Pitt, cette BD a l’avantage de ramener sur le devant de la scène la création de Dale Keown, qui ne méritait certainement pas de végéter ainsi ces dernières années. Pour être honnête, la productivité de Keown semble avoir été la cause de cette éclipse puisque cette mini-série a été initiée au moment où le scénariste Paul Jenkins était une présence plus régulière dans l’univers Top Cow. C’est donc la créative team du précédent volume de Darkness (celui d’avant Phil Hester) qu’on retrouve dans cette mini, avec l’histoire rédigée par Jenkins et les dessins de Keown qui retrouve ses personnages. Au final, le résultat devrait particulièrement satisfaire les fans de Pitt et de Dale Keown tant le dessinateur retrouve ici ses fondamentaux…

Paul Jenkins tire parti du caractère bien trempé des trois personnages principaux, à savoir non seulement Jackie, le détenteur du pouvoir du Darkness mais aussi le tandem Pitt/Tim (le jeune garçon qui accompagne le géant extra-terrestre) pour des scènes pas toujours très politiquement correctes. On n’est clairement pas dans le registre des « redresseurs de torts » avec ces personnages qui, sans jeu de mots, ont chacun leur part d’ombre. A défaut d’être de vrais morts-vivants ou des créatures mystiques, les créatures qui menacent le trio devraient ravir les fans de zombies (les bestioles n’en sont pas, mais c’est un peu comme le Canada Dry, elles en ont le goût et la couleur…). Revoici donc Pitt (et par la même occasion Dale Keown) de retour aux affaires, parti pour nous démontrer à nouveau que, malgré les apparences, il n’a rien d’un clone de Hulk. Pour l’instant les retrouvailles commencent plutôt bien même si on regrettera un peu que, par la force des choses, Jackie Estacado fasse, lui, un peu daté, ne reflétant pas les évolutions récentes du personnage dans sa propre série.

[Xavier Fournier]