Avant-Première VO : Review Dark Reign: The Hood #1[FRENCH] Entre sa montée en puissance au fil des dernières années, le rôle de sa confrérie dans la fin de Secret Invasion et sa présence au sein de la Cabale (les « Dark Illuminati »), s’il est bien un personnage qui méritait sa mini-série en ces temps de « Sombre Règne », c’est Parker Robbins, alias The Hood ! Jeff Parker et Kyle Hotz s’y attachent donc, avec un premier numéro qui pose clairement les enjeux et la singularité du personnage. Avant, sans doute, de rentrer dans le vif du sujet…

[Marvel] Dark Reign : The Hood #1
Scénario de Jeff Parker
Dessins de Kyle Hotz
Sortie américaine le 28/05/09

Dark Reign: The Hood #1Une des choses qui me manque le plus lorsque je lis des comics aujourd’hui, et que je les compare à ceux de mon adolescence (voici une petite quinzaine d’années, pour les curieux), c’est le sentiment de continuité partagée, de méta-univers. Alors, forcément, j’ai une petite tendresse pour The Hood ! Créé par Brian K. Vaughan et Kyle Hotz dans une mini-série MAX éponyme, on pouvait le suivre dans Beyond, avant que Bendis ne s’en empare et décide de lui donner un rôle significatif. Ou comment un second rôle comme Marvel en crée des dizaines chaque année en arrive, de fil en aiguille, à devenir un des personnages les plus intéressants du moment ! Et c’est sans doute la force principale de ce premier numéro de la mini-série : Jeff Parker parvient à nous résumer, en 22 pages, tout ce qui fait l’intérêt du personnage. The Hood n’est pas le Kingpin. Non, The Hood est aux super-vilains ce que Captain America est aux super-héros : une figure fédératrice ! Mais Parker n’oublie pas que diriger une telle équipe (un peu plus d’une cinquantaine de bad boys, tout de même…) n’a rien à voir avec les Vengeurs ou les X-Men. De fait, une bonne partie de l’épisode nous invite dans les coulisses de cette confrérie, nous rappelle à quel point The Hood est sous tension permanente. Et encore, ses soucis potentiels de management ne sont rien en comparaison de la lutte interne qui l’anime. Nous savons depuis peu qu’il est possédé par nul autre que Dormammu. Mais Robbins refuse d’abdiquer son humanité pour autant. Ce conflit trouve un écho dans sa double vie : seigneur du crime la nuit, tuant et flirtant avec Madame Masque, il est aussi un père de famille miné par sa culpabilité. Mettez tout cela en perspective, et le personnage acquiert une dimension quasi shakespearienne, laquelle laisse à penser que l’issue de sa lutte interne pourrait bien changer la face du Marvelverse actuel. Pour le moment, s’il est un maillon faible potentiel au sein de la Cabale, c’est bien lui !

Marvel a eu la bonne idée de confier le dessin de cette mini à Kyle Hotz, le co-créateur du personnage. Sa mise en scène est un peu inégale, mais il s’en sort globalement bien. Quand au travail de Parker, il est encore un peu tôt pour se prononcer. Encore une fois, ce premier numéro est avant tout une remise dans le contexte, qui n’apprendra rien à celui qui a suivi New Avengers ces derniers mois, et lu le one-shot « Dark Reign : The Cabal ». Mais c’est fait avec un certain talent, de bons dialogues et des scènes impactantes. Le cliffhanger est assez prometteur, notamment parce qu’il annonce la résolution d’un point de la mini-série originelle qui restait en suspens. Rendez-vous le mois prochain pour connaître le destin de celui que Bendis voit comme « le Vito Corleone, version « Parrain 2 », de l’univers Marvel »…

[Antoine Maurel]