Avant-Première VO : Review Daredevil #118[FRENCH] L’ennemi de mon ennemi est-il forcément un ami ? Bien sûr que non. Daredevil ne fait pas une confiance aveugle (sans jeu de mots) à son nouvel allié. Mais le problème est peut-être tout autre. Le héros masqué peut-il vraiment mesurer les implications du pacte ? Quand on place le doigt dans l’engrenage…

Daredevil #118 [Marvel] Scénario d’Ed Brubaker
Dessins de Michael Lark, John Lucas, Stephano Gaudiano
Sortie aux USA le 22 avril 2009

Avant-Première VO : Review Daredevil #118Allez, un petit coup de canif dans les valeurs morales de Matt Murdock. Juste un seul. Un tout petit. Personne n’en saura rien. Il suffira d’utiliser Wilson Fisk contre The Hand et inversement. Où est le problème ? Qui ne ferait pas la même chose dans les même conditions ? Le problème c’est que quand on passe un pacte avec le Kingpin, l’imposant maffieux ne vous fournit pas le mode d’emploi du contrat. Et s’autorise quelques petites libertés qui n’étaient pas forcément prévues au programme. Daredevil est prêt à se salir les mains… Où à défaut à en laisser d’autres se les salir pour lui. Seulement voilà, le geste a quand même des implications, bien plus que Murdock ne veut le reconnaître. D’ailleurs force est de constater que cela aura été un trait de caractère déjà présent à l’époque Bendis mais de plus en plus poussé au fur et à mesure qu’on avance dans le run de Brubaker: Murdock a toujours un peu de mal à reconnaître les implications de ses actes, pour mieux s’ériger en victime quand les retombées se font sentir. Seulement là ce sont ceux qui sont ses « garants » qui haussent le ton, que ce soit Foggy ou le nouveau mentor que DD s’est fait refiler un peu contre son gré.

Sauf que là, l’insupportable « ancien » est sans doute loin d’avoir tort. Parce que dans une telle alliance, qui décide qui entre la danse ou pas ou bien quels nouveaux compromis on peut faire. On sent que les choses ne sont pas loin de s’échapper des mains de Matt… A supposer qu’elles ne l’aient pas déjà fait il y a plusieurs épisodes. Ed Brubaker tempère ici le côté « grosse castagne » qui avait pu marquer l’arc sur Lady Bullseye avec quelque chose qui, tout en étant dans la continuité, ramène à nouveau un certain nombre de responsabilité à la porte du « diable en rouge ». Maintenant qu’on sait que le scénariste passe ses derniers mois sur la série, tout est possible pour son bouquet final et on sent les enjeux qui montent… Encore une bonne lecture mais bon, comme elle signée Brubaker, vous vous en doutiez sans doute…

[Xavier Fournier]