[FRENCH] Conclusion de la minisérie Challenger Deep: Le monde retient son souffle. Toujours coincé sur un stock de glace de méthane, le sous-marin voit maintenant son compte-à-rebours devenu incontrôlable. S’il y a explosion, la réaction en chaîne détruira la planète. Et tout ça repose sur les épaules d’un seul homme, un plongeur qui, maintenant qu’il est arrivé à pied d’œuvre, se demande comment pénétrer dans le sous-marin sans condamner les membres de l’équipage…

Challenger Deep #4 [Boom!] Scénario de: Andrew Cosby & Andy Schmidt
Dessins de: Chee
Sortie américaine mercredi prochain (10 Décembre 2008)

Si je vous dis que l’histoire a touché le fond lors de l’épisode précédent, ce n’est pas une attaque rangée mais bien qu’après un premier épisode consacré à la catastrophe et un second reposant sur le recrutement des sauveteurs, le troisième avait vu l’un d’entre eux atteindre un sous-marin coincé sous l’océan. Fort logiquement ce quatrième et dernier épisode de la série se résume par un mot: sauvetage. Car même les gens de Boom! ne cachent pas qu’à la fin du récit la Terre est sauvée (si vous n’avez pas suivi, Challenger Deep raconte l’accident d’un sous-marin menaçant le monde entier par une possible réaction en chaîne). Mais bon, si l’explosion globale n’est pas au menu, il reste encore à savoir ce qu’il advient des sauveteurs et de l’équipage du navire. Et là, c’est pas gagné…

Le plongeur qui est descendu tenter de régler le problème de l’explosion a besoin de rentrer dans une portion du sous-marin. Problème: à cette profondeur, il ne peut pas poser sa combinaison et rentrer par un sas. Il faut donc inonder une partie de l’épave. Problème numéro 2: il faut tenter de prévenir les occupants du sous-marin. Contre toute attente c’est le côté émotionnel qui porte ce dernier épisode, avec une conversation de « sourds » de deux côtés d’un hublot qui constitue un des points forts de l’épisode.

Dans les points « un peu moins forts » il y a un curieux choix d’enchainement de ballons de texte, page 5, qui est sans doute supposé symboliser l’effet de descente mais qui m’a plutôt fait penser à une solution alambiquée pour faire tenir trop de texte dans pas assez de case. Et surtout la dernière page qui est en quelque sorte anti-climatique. Cela dit ce sont deux peccadilles dans un ensemble cohérent, qui gagnera cependant sans doute à être lu en TPB.

[Xavier Fournier]