Avant-Première VO : Review Caped #2[FRENCH] On l’avait compris à la lecture du premier numéro, être assistant d’un super-héros n’est pas de tout repos. Et par « assistant » on ne veut pas dire « sidekick » mais bien le type qui s’occupe de toute la paperasserie pour laquelle son patron n’a pas de temps à perdre. Jimmy Lohman en est seulement à son premier jour de job et il le regrette déjà. Mais s’il laisse tomber en quoi consistera le reste de la série ?

Caped #2 [Boom] Scénario de Josh Lobis et Darin MMoiselle
Dessin de Yair Herrera
Sortie américaine le 20 mai 2009.

Caped #2Vous vous souvenez de Ross, l’agent de liaison qui était attribué à Black Panther dans la série de Christopher Priest ? Et bien imaginez que son « client » ait été en fait une sorte de Batman qui n’est plus au zénith de sa forme et qui commence à peiner de plus en plus. Un « Dark Knight » qui n’aurait plus la vista. Vous avez une bonne partie de la recette de Caped avec cela en plus que Josh Lobis et Darin MMoiselle peuvent se lâcher beaucoup plus que dans le cadre d’un univers « fixé » par les règles du merchandising. Ici les super-héros peuvent être des loosers et aller dans les hôtels de passe « parce que le travail ne laisse pas le temps d’avoir une vie sociale ». Ça donne à l’ensemble un ton assez plaisant et qui ne gêne pas pour malmener les poncifs du genre « super-héros ». Ce n’est pas aussi trash mais il y a un petit quelque chose de « The Pro ». Les deux personnages et séries ne se ressemblent pas vraiment mais ils pourraient exister dans un univers commun.

Même si l’ensemble est vraiment très sympa, on n’échappe pas à quelques lacunes (l’identité du traitre est franchement téléphonée, on la voit venir à des kilomètres) qui pourtant n’arrivent pas à saboter ce comic-book. Il faut dire qu’en fin de compte le plus intéressant dans l’affaire, ce ne sont pas les rebondissements en eux-mêmes mais bien la science du pastiche démontrée par les scénaristes. Bon, attention, on n’est pas dans le Justice League de Giffen et DeMatteis et ça ne prétend d’ailleurs pas l’être. Mais les aventures de Edge et de son assistant sont pleine d’ironie. J’espère que les ventes permettront d’entretenir l’univers de Capitol City à travers d’autres séries ou spéciaux…

[Xavier Fournier]