Avant-Première VO: Review Battlescars #5

[FRENCH] Arrivé au 5ème épisode de Battlescars, Marcus Johnson se retrouve donc nez-à-nez avec quelqu’un qui connait le secret des origines. Passé le moment « Luke, je suis ton père… », voici donc le moment qui valide ou pas cette mini-série, la minute de vérité qui fait la différence entre le boulot de commande et une histoire avec une vraie texture… Et clairement il n’y pas la place pour une demi-mesure…

Battlescars #5 [Marvel Comics] Scénario de Chris Yost
Dessin de Scot Eaton
Sortie aux USA le mercredi 14 mars 2012

La vache ! On a beau avoir vu venir de loin la direction que prenait la mini-série, on a beau s’attendre à du téléguidé, à du préfabriqué… C’est quelque chose de lire ce Battlescars #5 qui n’est guidé que par une seule volonté de Marvel : Arriver à produire un personnage qui permettrait d’être raccord avec ce que le cinéma propose. Ca s’est déjà vu ailleurs (souvenez-vous, par exemple, quand Mystique avait adopté le look inspiré des films X-Men). Et il est certain que Blade aussi a été relooké pour mieux coller à ce que le public des salles obscures pouvait attendre. Marcus Johnson converge donc vers un template bien connu, à plus forte raison une fois qu’on connaît l’identité du pater. On pourra se réjouir ou pas de la pirouette (au moins elle a l’avantage d’aller dans le sens de plus de diversité ethnique dans le cheptel Marvel). Mais bon sang que l’épisode est lambin, comme si Yost était attaché à son clavier, obligé d’écrire le projet sans y croire ou sans s’y intéresser. Et donc sans nous intéresser le public. Tout ça est vendu sans âme, sur le ton de « je fais comme on m’a dit ». Il n’y a ni ampleur ni fantaisie. Là où d’autres auraient pu profiter de la mini pour faire une sorte d’Identity Crisis, tout se réduit à une intrigue téléphonée. Même l’idée de déguiser Fury en Scorpio est ridicule (franchement ça fait combien de fois qu’il se déguise en Scorpio depuis le Silver Age ? Trois ? Quatre fois ? Tout l’univers Marvel (ou pas loin) sait que Fury s’est fait passer plusieurs fois pour Scorpio (et le reste du temps c’était souvent son frère ou un LMD). C’est un peu comme si Clint Barton, pour cacher son identité, s’habillait en Goliath des 60’s. Ben voyons…

On reconnaîtra à Scot Eaton de faire un travail efficace aux dessins mais le scénario plombe vraiment l’ensemble (il n’y a qu’à voir l’ellipse autour de l’évasion, vers la fin. L’auteur, incapable d’expliquer cette dernière, ne se donne pas la peine de la détaille). Marvel introduit du coup un élément supposé important dans le désintérêt général. On peut discuter du bienfondé (ou pas) de l’idée de base mais il est certain que racontée comme ça, ce n’est certainement pas la meilleure manière de nous la vendre. Au moins Yost a eu la bonne idée de faire référence à des éléments de Secret Warriors. Mais sinon quel ennui pour un projet pourtant voulu par Marvel… Ce n’est « mauvais mauvais ». Mais c’est aussi peu inventif que de la musique de super-marché…

[Xavier Fournier]

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