Avant-Première VO: Review Batman Incorporated #10[FRENCH] Hanté par sa perte récente, Batman ne veut plus qu’une chose : sa revanche contre Leviathan et ceux qu’il considère responsables. Le voici qui commence à s’armer pour mener l’offensive seul, sans mettre quelqu’un en danger. Mais les alliés et fils spirituels de Batman sont cependant à l’oeuvre, menant l’enquête pour savoir ce qu’il est advenu de Wingman.

Batman Incorporated #10Batman Incorporated #10 [DC Comics]
Scénario de Grant Morrison
Dessin de Chris Burnham
Parution aux USA le mercredi 24 mars

On attaque la dernière ligne droite du run de Grant Morrison sur Batman et il est clair que le héros de Gotham s’est recentré sur ses affaires personnelles, laissant derrière lui le sort du monde et de Batman Incorporated, officiellement considérée comme fermée. Mais Knight, Nightwing, Red Robin et Ranger ne l’entendent pas de cette oreille. D’autant qu’il reste à éclaircir la question du sort de Wingman et the Hood… sort qui n’est peut-être pas ce que le lecteur avait pu croire ces derniers temps. Mais néanmoins c’est bien Batman qui tient la pole position et qui va demander une forme d’aide à des personnages qui, jusqu’ici, n’avaient pas trouvé leur place dans Batman Inc. bien qu’ils aient été indirectement mentionnés dans le run de Morrison. L’ex « Bat-Devil » et Man-Bat trouvent ainsi leur place dans la structure du scénariste… bien que leur intervention vienne en biais, pour renforcer un Batman en dieu vengeur, peut-être plus qu’il l’était dans The Return of Bruce Wayne.

Batman est, par essence, un vengeur (non, pas un membre de l’équipe de Marvel!). Mais en dehors de très rares épisodes traitant de Joe Chill (l’assassin de ses parents) ces 74 dernières années, sa justice n’était pas personnelle. Comprenez que, même si c’est le meutre de ses parents qui l’a lancé sur cette voie, il s’agissait assez peu de se venger personnellement de la personne qui s’en prenait à sa famille. Et les différents retours de Chill se sont déroulés alors que beaucoup de temps avait passé. Ici, la blessure est beaucoup plus vive. On a un Batman qui devient une armée à lui tout seul, un « One Man Batman Corp » dont la colère monte de manière tangible. Et dans le même temps Morrison continue de ménager des pistes, des portes ouvertes. Après la mention d’un Puit de Lazare supplémentaire dans l’épisode précédent, voici le héros qui s’arme d’une tenue autoguérissante connue pour être une sorte de puit de Lazare à elle seule. Et puis il y a les phrases de Ra’s Al Ghul… Il reste trois épisodes dans le run de Grant Morrison mais il lui reste un énorme capital de surprise et la possibilité d’emmener le récit dans bien des directions différentes…

[Xavier Fournier]