[FRENCH] Dans l’attente du retour de Bruce Wayne, Fabian Nicieza organise une rencontre entre les trois fils (dans certains cas spirituels) du héros. Dick Grayson, Damian Wayne et Tim Drake se retrouvent à Gotham alors qu’ils se sont un peu éloignés depuis la disparition du père. L’occasion de voir un peu comment leurs mentalités actuelles sont compatibles ou pas…

Batman #703 [DC Comics] Scénario de Fabian Nicieza
Dessins de Cliff Richards
Sortie aux USA le 8 septembre 2010

Pas de Grant Morrison ou de Tony Daniel à l’horizon cette fois-ci. Les deux auteurs sont occupés ailleurs, préparant la prochaine phase du Bat-Universe. J’avoue m’être lancé dans la lecture de ce numéro avec un peu d’apréhension sachant que les « fill-in » qui sont venus s’intercaler dans la série ces dernières années n’ont pas toujours été très raccords. Souvent les « autres histoires » qui venaient se greffer sonnaient plus comme une autre chronologie, n’avaient pas la bonne tonalité. Ouf : Cette fois-ci on est dans quelque chose qui respecte au contraire l’ambiance des titres « Batman » actuels. Ce n’est pas quelque chose « tiré du chapeau » qui aurait tout aussi bien pu être publié trois ans en arrière. C’est bien le visage actuel de Batman, Robin et Red Robin qui est utilisé et Fabian Nicieza est sans doute le premier auteur extérieur à l’écurie de Morrison (je compte dans cette dernière des gens comme Peter Tomasi ou Tony Daniel) a se glisser aussi bien dans les « bat-pantoufles » modernes. Même le villain de service, Getaway, renvoie un peu à des criminels des années 50/60 (genre le Kite Man) qu’on aurait modernisé…

Bien sur on ne peut pas dire qu’il s’en passe des masses dans cet épisode mais pour autant cela ne sonne pas « creux ». Aux dessins, Cliff Richards propose quelque chose qui est également assez raccord avec Daniel. Bref, c’est le premier fill-in qui ne fait pas « hors sujet » depuis des lustres (je compte à part les deux épisodes de Neil Gaiman qui jouaient carrément dans une autre catégorie). Et bien que ca ne vaille pas Morrison, ce n’est pas une façon désagréable de patienter…

[Xavier Fournier]