[FRENCH] Tandis que les Dark Avengers de Norman Osborn attaquent les New Avengers, le leader maléfique s’attaque à l’autre branche des Avengers en leur opposant des soldats du H.A.M.M.E.R. ? De simples soldats qu’Iron Man et les autres auront tôt fait de mettre en déroute ? Pas vraiment. Brian Michael Bendis fait feu de tout bois et gère assez bien l’intrigue parallèle des deux titres de manière à éviter les redites.

Avengers #21 [Marvel Comics] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessin de Renato Guedes
Sorti aux USA le mercredi 18 janvier 2012

Première chose qui saute aux yeux dès qu’on a tourné la couverture, le dessin de l’arc en cours n’est plus assuré par Daniel Acuna. Et ce n’est aps faire offense à Renato Guedes que de dire que lui et son prédécesseur n’ont pas tout à fait le même style. D’autant qu’on a vu ce cher Guedes déjà bien plus inspiré. Ceci dit on arrivera sans peine à comprendre que le dessinateur a sans doute hérité du bébé dans un peu de précipitation et qu’il a du travailler dans le rusch… Cette saute de style, forcément, nuit à l’ambiance dans laquelle on s’installait depuis quelques numéros.

Ceci dit ce mois-ci c’est Brian Michale Bendis qui mène la danse avec une offensive sur tous les fronts. Enfin pas forcément à hauteur égale (fan de Storm, par exemple, si vous vous ruez sur le numéro parce qu’elle est sur la couverture, vous vous rendrez compte que sa place dans l’épisode est quand même assez mince). Mais en tout cas (et c’est assez manifeste dès les premières pages du numéro) le scénariste renforce le focus sur des personnages qui, depuis le début de l’actuelle série ont souvent été au deuxième rang. Spider-Woman, par exemple, s’était surtout contenté d’exister par rapport à son histoire d’amour récente avec Hawkeye. J’ai envie de dire « sans plus ». Quelqu’un qui n’aurait pas connu le personnage aurait été bien en mal de deviner son passé. Là, au contraire, son origine familiale est au centre de la première scène et celà fait plutôt du bien. Idem pour le Protector qui se bat contre un beau diable contre un des « pions » du H.A.M.M.E.R. tout en gardant un vocabulaire analytique très Kree. Parfois, dans d’autres épisodes, Bendis livre des dialogues qui font un peu comme une redite de Pulp Fiction mais là il campe bien les mentalités différentes, tout en ne machant pas le travail à ses héros. Plutôt apprécié cette livraison. Juste dommage qu’Acuna n’ait pas pu faire l’arc en entier.

[Xavier Fournier]