[FRENCH] Spider-Man continue de tester les nouvelles particularités de son costume neuf en compagnie de la sculpturale Black Cat… Une promenade avec la belle pourrait passer pour une partie de plaisir… S’il ne s’agissait de combattre le Hobgoblin et, par extension les forces du Kingpin. La conclusion de l’arc initial de la période Big Time laisse un goût un peu entre deux eaux.

Amazing Spider-Man #651 [DC Comics] Scénario de Dan Slott
Dessins d’Humberto Ramos
Sortie aux USA le mercredi 12 janvier 2011

Avec son nouveau costume… disons « Bleu foncé » pour ne pas le confondre avec le fameux costume noir issu de Secret Wars… Spider-Man passe en mode Predator, capable de se rendre invisible aux yeux mais aussi… de s’insonoriser. Une particularité qui tombe bien à propos pour affronter un personnage aux pouvoirs soniques (ceci dit Peter ne l’avait pas fait par hasard, c’est sur). Reste que ce costume aux propriétés de camouflage fait beaucoup penser au fonctionnement de son ancienne armure, période « Iron Spider » et dans l’état c’est un « deus ex machina » qui multiplie encore beaucoup (trop ?) les pouvoirs du héros. Je ne sait pas si dans l’avenir le scénario va arriver à renouveler la sensation de suspens si le costume de Spider-Man se transforme en couteau suisse capable de lui faire faire n’importe quoi (à quand « j’ai été capturé ? pas de problème mon costume me permet de voyager dans le temps… » ?). J’ai donc une grosse réserve quand à la suite des événements.

A côté de ça il y a des endroits où Dan Slott et Humberto Ramos font mouche. Par exemple la Black Cat de Ramos est aussi dynamique qu’efficace tandis que l’intrigue et la chasse aux talismans font un peu penser à cette époque où Spider-Man courrait après les tablettes vieilles de plusieurs millénaires pour affronter Silvermane ou, déjà, le Kingpin. Parfois les dialogues sont savoureux et ressemblent même à une mise en abime des impératifs de Marvel, comme quand Felicia accuse Spidey de… faire de la pub pour le nouveau film Tron ! Par contre l’humour de Slott n’atteint pas son objectif à chaque fois et la manière dont on glisse le mot « Big Time » vers la fin comme pour justifier le titre de l’arc me semble bien trop forcée. L’arc a été sympathique, la rénovation du Hobgoblin réussie… Mais j’ai du mal à investir beaucoup d’attention dans le nouveau costume du héros ou dans sa nouvelle phase « heureuse » dont j’ai l’impression (mais ce n’est peut-être qu’une impression) qu’elle fera aussi long feu que sa carrière chez Stark. Un arc donc pas mauvais mais quand même pas assez fort pour véritablement instaurer le sentiment d’une nouvelle ère de la série.

[Xavier Fournier]