[FRENCH] Franck Cho et Doug Murray lancent chez Image 50 Girls 50, une série « interplanétaire » qui repose sur la mission d’un équipage exclusivement féminin, sur le point de rentrer au bercail après une mission de plusieurs années dans l’espace. En théorie, en tout cas, c’est le plan. Mais la planète où elles arrivent ne ressemblent pas vraiment à leur point d’origine…

50 Girls 50 #1 [Image Comics] Scénario de Doug Murray et Frank Cho
Dessins d’Axel Medellin
Sortie aux USA le 1er juin 2011

Dans le futur l’humanité a mis au point un système de saut dans l’espace qui permet d’explorer d’autres systèmes solaires. Mais il y a une limitation. Pour une question de chromosome, cette technologie ne marche qu’avec les femmes. C’est donc une expédition exclusivement féminine qui s’est envolé vers les étoiles et qui brave des dangers extra-terrestres. Comme par exemple cette sorte de bactérie mangeuse de technologie qui dévore les combinaisons de deux de nos aventurières et les oblige rapidement à se retrouver en petite tenue. Il faut dire qu’avec Frank Cho à bord, même s’il ne dessine que les couvertures (et apparemment deux pages vers la fin), on pouvait s’attendre à de l’héroine sexy. Ca ne manque pas d’arriver. Au début à l’impression qu’en dehors de l’accident du « retour de mission » chaque numéro aura sa propre histoire mais bien vite la fin nous indique un contexte beaucoup plus soutenu…

50 Girls 50 pourrait aussi bien, par son titre, faire référence aux années 50. Et je dis ça en forme de compliment. Dans l’idée de départ, il y a quelque chose qui m’évoque ce que Wally Wood pouvait faire pour des éditeurs comme Avon pendant les fifties. Ces courtes histoires d’astronautes en péril, avec des filles hurlant en se retrouvant piégées devant des monstres hallucinant. Côté dessin, il est certain qu’en un sens Axel Medellin a une place peu enviable puisqu’il sera forcément comparé à Cho. Et qu’il y a clairement quelques niveaux qui les séparent. Celà dit quand on remet les choses en place Medellin est un artiste émergeant et à ce stade de sa carrière le résultat est déjà très encourageant. Sans doute que c’est un dessinateur à surveiller.

[Xavier Fournier]