[FRENCH] Pour Selena et sa troupe il est temps de reprendre la route. Problème : l’un d’entre eux est désormais infirme et la question est de savoir s’ils seront seulement deux à partir sur des routes infestés de cannibales. Deux ou trois ? ou quatre ? Une excellent épisode pour cette série atypique…

28 Days Later #9 [Boom!] Scénario de Michael Alan Nelson
Dessin de Leonardo Manco
Parution aux USA le mercredi 7 avril 2010

Débutons par ce qui saute aux yeux : un changement d’esthétique pour la série. C’est en effet Leonardo Manco (les Marvelophiles ont sans doute encore plein les yeux de ses épisodes de Warmachine) qui tient les commandes au niveau graphique et, forcément, son expérience fait la différence, à plus forte raison avec les couleurs de Nick Filardi qui donnent au dessin de l’artiste quelque chose d’encore plus particulier que ce qu’on connait de la production de Manco. Bien que je m’étais habitué à l’ambiance visuelle de la série (qui sort bientôt en France chez Delcourt), l’arrivée de Manco marque un gros bond en termes de qualité.

Niveau scénario ? C’est toujours le même Michael Alan Nelson qui raconte l’histoire. Ceci dit depuis quelques mois il semble avoir atteint un nouveau palier dans la série. Son histoire est plus soutenue, plus resserrée… Ce nouvel arc ne débute peut-être pas comme je l’avais espéré le mois dernier (Selena et compagnie optent finalement pour ne pas rester avec la communauté des récents épisodes) mais le résultat est efficace. D’une part se pose la question de savoir ce qu’est un poids mort dans cette Grande-Bretagne infectée par des pseudo-zombies. Ensuite il y a encore et toujours le jeu des alliances/mésalliances, toujours efficace dans un récit de ce genre. Enfin Michael Alan Nelson nous ramène aussi dans l’équation les forces armées et on comprend mieux maintenant leur hostilité à l’égard de l’équipe de Selena. Une hostilité qui ne résume pas simplement à contenir l’infection. L’arrivée de Manco donne presque l’impression de lire une autre série que le 28 Days Later habituel mais Nelson nous ramène vers les fondamentaux de la série. L’un dans l’autre, le bilan est plus que bon !

[Xavier Fournier]