28 Days Later #4[FRENCH] Avec un virus qui transforme les gens en créatures décérébrées avides de chair fraîches (il parait qu’officiellement ce ne sont pas des zombies mais ils en ont bien la gueule) Selena et ses compagnons d’infortune ne pouvaient espérer qu’une chose : fuir la Grande Bretagne et le blocus de la quarantaine pour retrouver enfin la civilisation. Mais si de l’autre côté on n’était pas vraiment pressé de les voir ?

28 Days Later #4 [Boom] Scénario de Michael Alan Nelson
Dessins de Declan Shalvey
Sortie aux USA le mercredi 2 décembre 2009

28 Days Later #4Peu ou pas de « morts-vivants » dans ce numéro, alors que le bout du tunnel parait proche pour les héros et que des bateaux dirigés par des humains sont en vue. L’ennui c’est qu’il serait très hâtif d’en déduire pour autant qu’il s’agit de sauveurs. Bien au contraire la flotte militaire qui entoure les iles britanniques est là pour s’assurer que le blocus reste en place. A partir de là, quelques survivants qui sortent de la « zone interdite » ne sont pas véritablement les bienvenus. Pire, ils peuvent passer pour des porteurs du virus. Et vu qu’il faut contenir l’épidémie, les retrouvailles de Selena & Cie avec le reste de l’humanité ne tournent pas vraiment à la fête. C’est l’avantage d’un comic-book : pas de question de budget. S’il faut monopoliser des flottes entières et tout faire sauter dans des scènes emplies d’action, il suffit de s’arranger avec le crayon de l’artiste.

Le dessinateur Declan Shalvey semble cependant un peu marquer le pas dans ce numéro. Son trait se fait un peu moins nerveux alors que l’action, elle, fait des bonds en entrainant les personnages aux limites du sauvetage… avant de les laisser encore plus désespérés, avec qui plus est quelques pertes dans la bande. C’est avec des éléments comme ceux vus dans ce numéro que 28 Days Later se distingue des autres séries de « Zombies », sachant qu’ici, non, le reste du monde n’a pas été bouffé par les morts vivants, qu’il reste quelque part un référent, une terre « sauve »… mais que ce n’est pas pour autant que cela fera l’affaire des héros. Au quatrième épisode, les protagonistes de 28 Later sont donc obligés de se réinventer un nouveau but. Scénaristiquement c’est assez intéressant. Graphiquement il me semble que les trois premiers épisodes étaient quand même un peu plus nerveux. A charge au futur #5 de nous éclairer sur la suite des choses…

[Xavier Fournier]