[FRENCH] Dans la catégorie du « comic-book le plus hardcore de la semaine à venir », 28 Days Later #12 nous parait bien placé. La série, en effet, n’épargne pas ses personnages. De la première à la dernière page, le mot d’ordre général est « sans pitié » tandis qu’on a vraiment l’impression que 28 Days Later arrive à un nouveau palier, avec les héros qui se radicalisent et prennent du relief…

28 Days Later #12 [Boom!] Ecrit par Michael Alan Nelson
Dessins par Declan Shalvey
Sortie aux USA le mercredi 23 juin 2010

Selena et ses amis n’avaient sans doute pas assez de problème. Il a fallu qu’en plus des légions « Infectées » le sort mette sur leur route des gros bras de l’armée américaine, venus comme des vautours profiter des restes de l’Angleterre dans l’espoir d’y trouver la base d’une nouvelle arme. Et tant pis pour les quelques survivants civils qui pourraient se trouver sur leur chemin. Surtout qu’en prime un des militaires a des comptes à régler avec Selena. Autant dire que le rapport de force n’est pas en faveur des héros et, du coup, ils vont payer au prix fort le fait d’être tombés entre de mauvaises mains. Tout le monde est sacrifiable dans cette série et le scénariste Michael Alan Nelson se charge de nous le rappeler en se débarrassant d’un des héros. Peut-être pas « le » héros de la bande mais peu importe : c’est le côté cynique, impitoyable, de sa mort qui fait que la scène est inscrite comme à la pyrogravure dans l’univers de la série…

Et à partir de là, le retour de manivelle ne porte pas à rire non plus. La riposte est sanglante. Clairement on a l’impression que les survivants passent un cap, comme une sorte de baptême du feu (au propre comme au figuré d’ailleurs) qui marque leur personnalité. Il y a un avant et un après ce passage dans la base militaire (tout comme il pouvait y avoir un avant et un après la rencontre avec les forces navales, un peu plus tôt dans la série, mais cette fois le seuil est encore plus marqué). 28 Days Later a progressé par bond et en voici encore un. C’est excellent et on a l’impression que les auteurs tout comme les personnages sont arrivés à une nouvelle maturité. Du coup on ne peut que se demander avec impatience ce qui se passe ensuite… Vivement…

[Xavier Fournier]