[FRENCH] Une équipe d’ex-marines se lance dans un casse énorme, digne d’un film façon Die Hard. On verrait bien, en effet, Bruce Willis débarquer dans une des pages tant ce hold-up du siècle semble un piège mortel. Top Cow lance par ce 39 Minutes sa nouvelle Pilot Season. Et première surprise… ça ne ressemble pas aux productions habituelles de l’éditeur.

Pilot Season: 39 Minutes #1 [Top Cow] Scénario de William Harms
Dessins de Jerry Lando
Sortie aux USA le 22 septembre 2010

Une bande braque une banque. Jusque-là, rien qui semblerait hors de propos si nous étions dans le contexte d’un film d’action (c’est d’ailleurs la tonalité qui prédomine dans cette histoire, on a de bout en bout l’impression d’être dans un blockbuster américain). Mais le braquage n’est que la partie visible de l’iceberg. Très vite la bande révèle son véritable plan : braquer toute la ville dans les 39 minutes qui restent. Une ville qui ne s’y attend pas et où les forces de police ont été neutralisées… A part un policier dont c’était le jour de repos et qui était en train d’acheter des articles de pêche. Je vous le disais en introduction, on se croirait dans un film de Bruce Willis ! Et ce n’est d’ailleurs pas désagréable…

La plus grosse surprise vient sans doute du fait qu’au bout de quelques pages il faut bien se rendre à l’évidence : On est dans un contexte réaliste, sans cyborg, démon ou fille en bikini techno-organique. En un sens même (et sans que ceci tienne à l’allusion de Die Hard) Pilot Season: 39 Minutes #1 a plus un parfum de Boom Studios que de Top Cow. Mais l’important est que le résultat soit bon. Ce qu’on regrettera le plus, en fait, tient à la formule de cette année car on a vraiment l’impression de lire le premier numéro d’une mini-série dont on serait en droit d’attendre la suite dès le mois prochain. Or, ça n’arrivera que si 39 Minutes gagne la compétition. C’est un peu comme si on vous refilait le premier épisode du feuilleton « The Nine » sans vous garantir que vous pourrez un jour voir la fin de la saison. 39 Minutes commence plutôt bien… Mais on aimerait avoir la suite…

[Xavier Fournier]