[FRENCH] Après avoir vécu coup sur coup les événements de Final Crisis, de Flash: Rebirth et de Blackest Night, Barry Allen peut profiter d’une nuit tranquille auprès de sa chère Iris. Mais « tranquille » et « Flash » ne sont pas deux mots qui cohabitent bien. Rapidement le héros se met donc à l’œuvre…

Flash: Secret Files & Origins 2010 [DC] Scénario de Geoff Johns
Dessin de Scott Kolins
Parution aux USA le mercredi 7 avril 2010

Barry Allen est impatient. Du coup même quand il ne semble pas y avoir de raison, une simple minute d’inaction lui pèse lourdement. C’est pour lui l’occasion de revisiter les lieux de son enfance. Et si – dans l’absolu – la démarche n’a rien de déshonorant chez Geoff Johns, il faut bien dire qu’on a l’impression de récolter ici une sorte de redite des flashbacks de Rebirth. Oui, c’est sympathique de voir Johns souligner à nouveau le passé de Barry comme gros fan de comics (ce qui le poussera à adopter l’identité d’un héros dont il lisait les aventures). Oui, voir la vie de famille du même Barry vient combler un vide dans la biographie de Flash. Mais tout ça vient un peu trop tôt après Rebirth, qui nous donnait déjà quelques éléments du même genre. Et surtout cela fait presque un an qu’on nous donne des projets Flash sans pour autant embrayer avec une série mensuelle qui, pour le coup, permettrait de construire sur ces éléments plutôt que de les ressasser.

On a vraiment l’impression que ce Secret Files & Origins a pour but de gagner du temps, de faire patienter le lecteur en attendant la vraie série. Mais cela donne à l’épisode un côté artificiel. Même les autres héros liés à la Speedforce ont l’air de se demander ce qu’ils font dans l’histoire (et sauf plot à venir qui impliquerait que Barry a tendance à les « invoquer » inconsciemment, c’est quand même un peu léger d’afficher un manque d’explication comme seule justification). Barry Allen est de nature impatiente ? Nous aussi, en fait, après la lecture d’un tel numéro de temporisation. Il serait grand temps que les choses sérieuses commencent. Mais il parait (ouf) que c’est pour la prochaine fois…

[Xavier Fournier]