[FRENCH] A son troisième numéro, Dracula: The Company of Monsters entre dans le vif du sujet avec un prince des buveurs de sang enfin en état de s’imposer et des chasseurs de vampires qui apportent la nécessaire dose d’action. On est sorti de la phase d’introduction pour enfin entrer dans le vif du sujet.

Dracula: The Company of Monsters #3 [Boom!]
Scénario de Daryl Gregory et Kurt Busiek
Dessins de Damian Couceiro
Sortie aux USA le mercredi 27 novembre 2010

Il aura fallu deux épisodes pour ranimer Dracula au vingt-et-unième siècle et pendant ce temps, passé l’incontournable atmosphère de mystère, on attendait que les choses s’activent un peu pour voir vraiment ce que la série avait dans le ventre. En clair, le Dracula de Busiek et Gregory était jusqu’ici un non-personnage qui, bien que prometteur, n’avait pas encore trouvé ses marques. Dracula: The Company of Monsters #3 s’emploie à amorcer la chose avec un Vlad Tepes cultivé qui s’appuie réellement sur des traits de caractères du personnage historique tout en se distinguant un peu de la version littéraire. La relation entre le captif et le geôlier prend de la dimension et la formule commence réellement à prendre. Entre le jeune héros et Dracula s’instaure quelque chose qu’on aura sans doute beaucoup d’intérêt à voir grandir dans les numéros à venir. Le jeu de loyautés devrait être assez complexe (enfin s’il est à la hauteur des ambitions, ne vendons pas la peau de l’ours d’ici là…).

Si la série était déjà sympathique dans les deux premiers numéros, il lui manquait également un soupçon d’action. Avec une scène consacrée aux mésaventures d’un groupe de chasseurs de vampires, l’équipe créative comble là aussi la chose en organisant un combat entre les humains et les créatures. Visiblement c’est surtout un moyen d’introduire un autre personnage (féminin) qui devrait s’installer également dans la série. Petit à petit la supporting cast s’étoffe et ce n’est pas non plus un mal. Jusque là la série avait du potentiel. Il me semble qu’elle est en train de le réaliser au fur et à mesure que l’intrigue devient plus nerveuse.

[Xavier Fournier]