[FRENCH] Fable pharmaceutique qui évoque un peu l’ambiance du comic-book « Rest », Forever se centre sur un jeune chercheur qui, dans un futur proche, travaille pour Longevity™. Une société qui peut multiplier votre durée de vie sur une simple injection. Un vrai miracle, pas trop cher payé. Enfin, suivant que vous êtes ou pas la personne va réellement payer l’addition !

Pilot Season: Forever #1 [Top Cow] Scénario de Matt Hawkins, Brad Ingelsby
Dessin de Thomas Nachlik
Sortie aux USA le mercredi 13 octobre

Version techno-science-fiction des organes de croissance, Forever nous montre un univers où les riches vivent plus vieux sans trop se poser de question tandis que les pauvres disparaissent sans laisser de trace. Version médicamenteuse d’un « Soleil Vert », cet épisode « pilote » tourne autour d’un héros qui découvre, bien malgré lui la sinistre vérité. Encore un concept de la Pilot Season 2010, toujours avec un pitch qui ressemble plus à celui d’un film qu’à une idée habituelle pour un comic-book. Comprenez par là que si je n’ai aucun problème à me mettre en immersion dans cette histoire (que j’ai trouvé à bien des égards assez captivante) j’ai quand même un gros doute quand à sa capacité à entretenir une série illimitée ou même une mini-série. En fait j’aime bien la toile de fond mais j’ai quand même beaucoup de mal à m’intéresser au héros, qui est non seulement assez générique mais peine à s’intéresser lui-même à ce qui se passe autour de lui (la placidité avec laquelle il accepte de suivre les gens qui viennent de tuer ses amis est édifiante).

Il y a du potentiel, mais il tarde à prendre forme et Forever se prend les pieds dans quelques points de détails (comme les deux meurtres précédemment cités, expédiés sans conséquence). Par contre le dessin de Thomas Nachlik, qui lorgne un peu sur des ambiances à la Michael Gaydos ou Alex Maleev, est une heureuse surprise. Je ne sais pas trop, vraiment, si je serais partant pour un titre régulier de Forever (et encore je ne suis pas totalement contre, c’est juste que les choses peinent à convaincre) mais je serais très intéressé de revoir d’autres pages de Thomas Nachlik…

[Xavier Fournier]