yapresents03.jpg[FRENCH] Depuis le début de cette mini-série, les Young Avengers rencontrent les uns après les autres leur modèle ou en tout cas quelqu’un qui, à défaut, représente la « génération d’avant ». Avec Wiccan & Speed au programme, la pression mise sur le récit de Roberto Aguirre-Sacasa et Alina Urusov est toute particulière puisque la question est d’emblée « Vont-ils, oui ou non, retrouver la trace de la Sorcière Rouge ? ».

Sortie américaine le 02/04/2008
Scénario de Roberto Aguirre-Sacasa
Dessin de Alina Urusov

La quête de la Sorcière Rouge est une idée lancée depuis les derniers épisodes de Young Avengers vol.1 et jamais suivie par le groupe depuis. Et pour cause, puisque les Young Avengers ne sont pas vraiment reparus depuis dans leurs propres aventures. Avec ce numéro consacré aux deux jumeaux, Wiccan et Speed, il était logique que l’affaire soit remise sur le tapis. Avec cette limitation cependant que l’histoire avait tout les risques d’échouer. Soit Roberto Aguirre-Sacasa prenait le risque de mette en scène les retrouvailles avec Wanda (et dans un épisode de 22 pages, cela risquait de faire un peu court), soit il « classait l’affaire sans suite » (et nos deux héros avaient donc passé l’épisode sans atteindre leur but).

Le scénariste a trouvé le truc en donnant le premier plan aux relations Wiccan/Speed. Et c’est bienvenu puisque finalement on a peu vu en action ce mutant super-rapide. La question se pose d’ailleurs de savoir si Heinberg fonctionnera selon les mêmes principes lors de son retour sur le titre (le jour où..) car si l’on nous dit que Speed a une vitesse du même niveau que Quicksilver, j’ai plutôt l’impression que Aguirre-Sacasa l’utilise avec les mêmes capacités qu’un Barry Allen ou un Wally West.

Comme dans les autres numéros, il y a bien un « témoin » de la génération d’avant, qui raconte aux deux jeunots les événements de leur passé familial mais cet « ancien combattant » n’est pas simplement un super-héros de service ou quelqu’un qui leur est directement lié. Cela donne à l’histoire un ton sensiblement différent des deux épisodes précédents. Reste que le dessin d’Alina Urusov, un peu plus habitué à l’animation (Boondocks) est encore un peu « jeune » et inégal selon les pages… On regrette encore et toujours que Jim Cheung n’ait pas pu assurer un peu de continuité visuelle, ce qui aurait donné un côté « illuminati » à cette mini. Sans que ce soit le comic-book du mois, le scénario est assurément sympa (les deux personnages progressent plus sur eux-mêmes que les protagonistes des épisodes précédents) et Alina donne un travail encourageant qu’il conviendra de suivre…

[Xavier Fournier]