ultsm120.jpg[FRENCH] Suite et fin du story-arc « Ultimate Spider-Man and his amazing friends », qui, au cours d’une petite réunion entre « gens de pouvoir », a vu arriver Firestar. On aurait pu craindre que le tout ne soit qu’un gigantesque clin d’œil au dessin animé des années 80 pour le bon plaisir du scénariste, mais Bendis a plus d’une carte dans sa manche ! Et puis c’est illustré par Immonen… que demande le peuple ? C’est donc au cours d’un innocent pique-nique entre ados que la non moins innocente Liz Allen s’est révélée être une mutante aux pouvoirs assez similaires à ceux de Johnny Storm. Après avoir brièvement appris à maîtriser les dits pouvoirs, la jeune fille doit maintenant choisir son camp ! En effet, Magneto n’a pas perdu de temps et a déjà entamé la procédure de recrutement. Heureusement, Peter Parker et les X-Men ne l’entendent pas de cette oreille. Mais si son habituel appel à la haine raciale ne suffit pas, le maître du magnétisme possède un autre atout : la révélation de l’identité du véritable père de Liz, auprès duquel il compte bien l’emmener…

Avec ces histoires de famille bien amenées et bien agencées, Bendis évite habilement de tomber dans la gratuité qui peut parfois frapper certains story-arcs d’Ultimate Spidey. La décence, et les engagements pris auprès de Marvel, m’empêche de vous révéler un élément des dernières pages mais c’est le genre de petit détail qui, s’il est exploité, peut faire toute la différence. La progression rapide de l’épisode est crédible grâce à une approche psychologique des personnages aussi juste que fine, comme souvent chez Bendis. On sent que l’architecte de la Maison des Idées est motivé (ou qu’il possède un pilote automatique hors normes, après ce serait à lui de le dire…). Sont-ce les fabuleuses planches d’Immonen qui lui font cet effet-là… ? Impossible de l’affirmer mais il est, à mes yeux, évident que son dynamisme, la simplicité et l’efficacité de son trait (superbement enrobé des aplats de noir de Von Grawbadger) donnent à cette série toute l’énergie dont elle a besoin. Bref, la nouvelle creative team est en train de prouver qu’une série peut parfaitement avoir du jus après 120 numéros. Reste juste à ce que les implications de cet épisode soient suivies, notamment dans les pages de Ultimate X-Men… Wait and see, donc, mais avec de l’espoir !

[Antoine Maurel]