[FRENCH] « Et pourtant, ça tourne… » se serait sans doute exclamé Galilée à la lecture de ce nouvel épisode des aventures d’Hercule et Amadeus Cho ! En effet, malgré de nouveaux changements dans l’équipe graphique et un scénario à la limite de l’inutile (ce mois-ci, et ce mois-ci seulement – entendons-nous…), on se surprend à en redemander ! Contrairement au héros de la série, dont on peut légitimement penser qu’il soufflerait bien un peu. En effet, après le S.H.I.E.L.D. et Arès, c’est au tour des Eternels de lui imposer une nouvelle épreuve…

Alors que le fils de Zeus fait route avec sa sœur Athéna et l’indispensable Amadeus, il tombe sur des Eternels convaincus qu’il est leur vieil ami Gilgamesh, et bien décidés à réactiver sa mémoire par tous les moyens. Soyons honnêtes, le coup de la méprise de bonne foi qui entraîne un combat entre héros est à peine moins vieux que les comics et, depuis tout ce temps, il n’augure généralement pas d’épisodes inoubliables. Ici, les quelques arguments d’Ikaris auraient pu changer la donne, voire (avec un peu d’imagination, quand même…) la cosmogonie de tout le Marvelverse. Mais, bon, le principe d’un tel scénario (en dehors de donner lieu à de jolies couvertures – celle-ci ne fait pas exception à la règle) est le retour au statu quo. Pak et Van Lente ne se sentaient sans doute pas de bouleverser les fondamentaux aujourd’hui. Cet épisode est avant tout destiné à remplir un vide avant Secret Inavsion, du coup, la résolution de la méprise paraît un peu faible – surtout au regard de l’intensité des épisodes précédents, #115 en tête. Mais rassurez-vous : la série refait le plein de super en fin d’épisode ! De plus, les dialogues sont toujours aussi bons. Bref, le seul vrai reproche qu’on peut faire aux 22 pages de ce mois-ci est d’être parfaitement dispensables – ce qui est bien différent de mauvaises…

Graphiquement, la série change encore de dessinateur. Normalement, ça n’est jamais trop bon signe. Là, Incredible Herc prouve qu’une bonne politique éditoriale permet de pallier à pas mal de défauts. Ici, l’unité passe par la couleur. Les deux derniers coloristes creusent le sillon entamé par le regretté Stéphane Péru et confèrent une bonne unité à l’ensemble – typiquement, je lirai le TPB avec plaisir. Sans parler du fait que Rafa Sandoval, le nouveau dessinateur du titre, a une classe quasi « Immonenienne », qui donne envie d’en voir beaucoup plus. Espérons qu’il reste un peu sur la série, décidément l’une des meilleures du moment. Pas pressé de voir le géant ve… rouge revenir dans les pages de sa série-mère, moi… 

[Antoine Maurel]