incherc114.jpg[FRENCH] Les derniers épisodes ont laissé notre cher Hercule dans une position assez délicate, finalement pas très éloignée de Hulk quand ce dernier est en mode « Berserk ». Tandis que l’intervention des Mighty Avengers se renforce, le dieu de la force a l’air bien mal parti. Heureusement, il n’est pas tout seul. A moins que justement le problème vienne du fait que justement il n’est pas tout seul? Une série où rien n’est acquis.

Incredible Hercules #114 [Marvel]

Scénario de Greg Pak & Fred Van Lente
Dessin de Koi Pham

Sortie aux USA le 20 février 2008

Une chose saute aux yeux en feuilletant ce numéro c’est que Koi Pham a sans doute été pris par les délais ou bien occupé ailleurs mais le graphisme est en deça des derniers numéros. Regardez en particulier les visages sur les premières pages, l’impression est que c’est dessiné de façon un peu, euh, « légère » qu’auparavant. Dans ce contexte, l’intervention du coloriste sauve les choses et donne même de la personnalité à certaines scènes où Hercule délire. Or, il se trouve que la colorisation est l’oeuvre de Stéphane Peru, récemment disparu. Voici une occasion de plus de juger de la qualité de son travail. Pour le coup la couleur surpasse judicieusement le dessin (les noirs des traits sont décontrastés de manière à générer un certain effet).

Passé ce salut à Stéphane Peru (qui ne sera pas le dernier puisqu’il reste encore quelques uns de ses comics sur le point de sortir dans les semaines à venir), l’histoire conserve ses droits: Hercules, devenu fou, est toujours coursé par trois Avengers (on se demande où était passée Natasha le mois dernier). Heureusement d’anciennes amitiées lui permettront de retrouver un peu ses esprits (même si je continue de trouver que le fait que certains pro-registrations soient aussi coulant nuit à la crédibilité de l’affrontement entre les deux tendances).

Je ne suis pas très fan des scènes hallucinées en général mais ces flashbacks permettent de resituer Hercule dans son contexte historique et pas seulement en tant qu’ancien vengeur. Cela lui donne plus de profondeur, permet de mesurer l’ancienneté de son opposition à Arès et « l’intervention » des Champions vient fort à propos. Ceci dit tout ceci ne serait finalement « que » la solution prévisible de l’arc s’il n’y avait pas sur la fin un retournement qui fait qu’une fois revenu à lui, Hercule récolte un nouveau problème qui risque de s’avérer épineux à résoudre. On retrouve l’imprévisibilté « d’Incredible » telle qu’elle opérait déjà pendant World War Hulk! Scénaristiquement c’est toujours aussi bon…

[Xavier Fournier]