ironfist012.jpg[FRENCH] Injustement tenu loin des cîmes du top des ventes, Iron Fist continue son chemin en ouvrant des portes sur tout un pan de mythologie jusque-là ignoré de l’univers Marvel. Et si la disparition de son prédécesseur du Golden Age avait laissé un vide, voici qu’un autre personnage plein de secrets se hisse au premier plan pour faire de l’arc autre chose qu’un tournoi…

Immortal Iron Fist #12 [Marvel] Scénario de Ed Brubaker & Matt Fraction
Dessin de David Aja & friends

Sortie aux USA: Sortie aux USA le 16 janvier 2008

Petit exercice de mémoire: il y a quelques épisodes cet arc s’est lancé autour d’une simple histoire de tournoi entre les sept cités célestes. A partir de là les deux scénaristes, par ailleurs gamers convaincus, se sont ingéniés à faire des clins d’oeils aux jeux vidéos axés sur les combats d’art martiaux, avec la même architecture et l’énoncé des principaux coups. Avec bien des auteurs cette « astuce » aurait tourné à la bérézina, à des combats sans dynamisme ou sans conséquences. Mais on peut faire confiance à Brubaker et Fraction pour aller au delà des clichés et des évidences. Ainsi donc en quelques épisodes Iron Fist en a été quitte pour s’évader de K’un-Lun et aller retrouver les anciens alliés de son éphèmère mentor. Pendant ce temps les forces de Xao se préparent à envahir la cité céleste et Luke Cage (flanqué des Filles du Dragon) s’efforce de l’empêcher ou tout au moins de le ralentir. Rajoutez à ça que visiblement Lei Kung, le père spirituel de Daniel Rand, a visiblement son propre plan concernant l’avenir de K’un-Lun et on en oublierait presque qu’au milieu de tout celà le tournoi sert à quelque chose…

Dans les numéros précédents, Steel Phoenix s’est fait plaisir en anéantissant la concurrence. Assez pour énerver le mystérieux Prince des Orphelins. Celui-là, on en savait pas grand-chose mais le fait que son influence soit suffisante pour influer sur l’ordre du tournoi lui donne d’un seul coup une importance prédominante. Les fans n’auront pas longtemps à attendre puisqu’à la fin de l’épisode on connait sa réelle idéntité. Ouf, je dois dire que j’avais un peu peur que le Prince soit finalement le Papa Rand (ce qui aurait été assez téléphoné). Tout danger n’est pas totalement écarté (après tout on n’est pas à l’abri que dans un ou deux épisodes le Prince dise que « finalement mon vrai nom c’est… ») mais on semble s’en éloigner. Non seulement le gars est puissant mais il a lui aussi des attaches au passé du mythe d’Iron Fist. Le prochain numéro devrait être assez révélateur…

 

Et puis tiens, puisqu’on parle du passé d’Iron Fist: au cas où vous penseriez qu’il ne se passe pas grand chose et qu’on s’ennuie un peu, au passage on finit par nous donner – via un flashback – les vraies circonstances du départ de « Papa Rand », le jour où il s’est enfui de K’Un-Lun. Un événement déterminant dans l’histoire d’Iron Fist mais (sauf erreur) je crois qu’on y avait fait qu’indirectement allusion depuis la toute première série, dans les années 70. C’est donc un élément fondateur, raconté pour la première fois dans les détails…

Seul petit bémol: le dessin m’a paru un peu moins énergique dans les numéros précédents. Une nouvelle fois plusieurs artistes se sont assemblés pour produire le numéro et – si c’est une technique qui a jusqu’ici plutôt bien fonctionné sur Immortal Iron Fist – j’ai senti des petites baisses de niveau par endroit. Rien qui n’en fasse une chose fondamentalement mal illustrées: disons que sur le plan visuel je préférais les épisodes précédents. De toute façon il est évident que c’est l’intrigue qui pilote la série et (sans que le cliffhanger final soit d’un suspens insoutenable), on reste surtout intéressé par le Prince des Orphelins et les secrets qu’il est sur le point de révèler. Sur le plan de l’histoire, ce douzième numéro poursuit avec la même énergie que le début de la série. On en redemande !

 

[Xavier Fournier]


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