Arrow revient pour un dernier tour de piste. Dix épisodes avant de voir le héros qui a lancé quatre spin-offs disparaître des écrans. Pour l’occasion, l’Archer Vert obéit aux ordres du Monitor et part dans une quête pour sauver le multiverse. Cette semaine, retour aux sources puisque Oliver va revisiter avec les spectateurs la première saison. Et sans flashbacks… En parallèle, la Team Arrow de l’année 2040 continue de redorer le blason de Star City, malgré la montée en puissance du clan de Deathstroke.

« YOU HAVE FAILED THIS CITY! »

La première scène reprend l’introduction du pilote d’il y a sept ans. Des pêcheurs relèvent leurs filets près des côtes de Lian Yu quand un feu les attire sur le rivage. Il y sauve Oliver Queen, échoué sur l’île il y a… 12 ans ! En réalité, Oliver n’est pas dans le passé mais sur Terre-2. Le jeune homme est en mission pour le Monitor et doit récupérer un artefact. Lequel artefact est bien entendu dérobé par… le Dark Archer. Les showrunners s’amusent avec les fans. L’épisode réussit à revisiter toute la première saison en 42 minutes. Ainsi, on retrouve plusieurs allusions (voire des scène similaires) mais légèrement modifiées pour coller à l’ambiance de cette Terre parallèle. Débarrassé du côté romantique (liée à l’absence de Felicity), la série revient à son ton d’origine : de l’action, du drame et une pointe d’humour. L’ambiance plus « dark » est donc de retour. Sachant qu’Oliver se destine à un funeste destin, il est normal que la gravité de la situation s’en ressente cette saison. Mais le héros acceptera-t-il son sort aussi facilement ?

« I DON’T NEED A BABYSITTER… »

Car tout comme dans la série The Flash, la future Crisis est au centre du show. La quête d’Oliver n’est cependant pas l’un des points du comic book d’origine. D’ailleurs, l’inclusion de Diggle (et plus tard de Laurel) dans la mission d’Ollie fait plutôt penser au célèbre story-arc de Dennis O’Neil et Neal Adams dans les années 80, « Hard Travelin » Heroes », dans lequel Oliver, accompagné de Hal Jordan/Green Lantern, parcourait les États-Unis. Tout comme dans Flash, le Monitor a annoncé à Green Arrow que sa mort était nécessaire pour sauver les multiples Terres. C’est donc étrange que les deux héros doivent se sacrifier… Sachant que le point de départ de l’intrigue de cette saison est le pacte que Oliver a passé avec l’entité cosmique. De là à croire que le héros à la cagoule verte survivra à la « crise » il n’y a qu’un pas… Le choix de Terre-2 n’est pas très original et relève plus d’un détail technique : comment réintégrer Laurel Lance, l’ex Black Siren devenue « héroïque », au sein de la Team Arrow. Il faut aussi justifier que certains héros soient devenus des vilains et inversement. Les guest-stars se multiplient dans l’épisode. Si certaines sont les bienvenues, comme Tommy Merlyn, certaines semblent forcées, comme René ou Dinah. L’ajout de ces derniers casse l’ambiance « année 1 » voulue. Surtout pour ce qu’ils apportent à l’intrigue…

« WE’RE GONNA DO THINGS MY WAY »

La Team Arrow de 2040 continue son bout de chemin. S’ils ont sauvé la ville durant le dernier épisode de la saison 7, ils ont encore du pain sur la planche. L’arrivée du gang de Deathstroke fait un peu « réchauffer » avec le même gang de la saison 2 (dans le présent). Mais le lien entre le leader du groupe et les héros est tout aussi intéressant. Le quatuor de héros devient plus mature et montre de quoi il est capable. Normal, quand on sait qu’un spin-off sur ces eux est envisagé. Il faut pouvoir prouver aux spectateurs qu’ils sont capables de porter le poids d’une série à eux-seuls. Pour le moment, on en doute un peu sans que ça fait le tout ne ressasse des éléments connus. Malgré tout, les acteur et leurs personnages sont sympathiques et donnent envie de leur laisser le bénéfice du doute.

[Pierre Bisson]