John Horus, héros démobilisé, ancien membre du groupe des « sept armes », décide de se retourner contre l’administration des États-Unis, qu’il juge coupable de trahison envers la Constitution, de corruption, de mensonges, de torture… Alors que les caméras sont braquées sur la Maison Blanche, le personnage fait irruption en salle de presse les mains et le costume maculés de sang. Horus vient d’exécuter froidement le Président, son Vice-président et plusieurs conseillers, et en appelle à présent à la conscience politique de ses concitoyens pour tourner la page. Rapidement, les premiers chasseurs Lockheed décollent de la base d’Edwards. Cet homme surpuissant, vêtu de blanc et à peine mégalo, vient de déclencher sciemment un cataclysme politique et humain sans précédent dans l’histoire des États-Unis.
Pour les anciens de la super-milice, les implications sont nombreuses. Le groupe officiellement démantelé, ils avaient essayé, tant bien que mal, de reprendre pied dans une vie plus ordinaire. Mais peu après l’intervention théâtrale d’Horus, ressurgit leur ancien mentor, Frank Blacksmith. Désormais intégré aux services secrets nationaux, celui-ci a pour mission de mettre ses protégés – ou devrait-on dire ses cobayes d’expérimentations – hors d’état de nuire. Dotés de pouvoirs assez dévastateurs, Tom Noir, Kathryn Artemis, Dominic Atlas Hyde, Zoe Jump, Angel One et Laura Torch vont devoir – bon gré mal gré – se retrouver, surmonter leurs divergences et répondre à la crise engendrée…
« Black Summer » est une excellente mini-série, ça ne fait pas un pli. Extrêmement rythmée, particulièrement bien dessinée, elle pêche cependant par son incapacité à dépasser la proposition initiale. John Horus se débarrasse du gouvernement, mais, comme le dirait le plus célèbre acteur/VRP en café au monde : What else ? La course-poursuite qui s’organise, l’impression d’urgence qui en découle, ces éléments sont certes amenés avec brio par Ellis, mais on aurait aimé en apprendre plus sur les conséquences de ces crimes. D’un point de vue cosmo-philosophique – sinon moral, on appréciera la nuance relative du dénouement, et des enseignements qu’en tirent les personnages. Ellis avait terminé sa démonstration par l’absurde, et ça lui semblait bien l’essentiel.
« Black Summer », par Warren Ellis (scénario) et Juan José Ryp (dessin), Bragelonne – Milady, Coll. Milady Graphics, novembre 2009, 200 p.
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