Philadelphie, une nuit comme les autres. Frank Castle a été rencardé sur un trafic d’enfants au sein d’une maison de correction. L’entrée du justicier dans l’établissement est fracassante. Les balles pleuvent et les gardes sont abattus un par un. Un des premiers plans, en particulier, vaut à lui seul le détour. Dans sa guerre sans fin contre la criminalité, le Punisher sait qu’il sera certainement amené à revoir certains de ces mômes désormais perdus à jamais pour la société. Ils sont « tombés dans l’abîme ». Au registre des implications collatérales, il se trouve que Charles Corliss, le cousin du maire, est impliqué dans ce sombre négoce.
À l’extérieur, le piège est en place. Le Punisher est attendu. Dès l’ouverture des portes de son fourgon, Castle est victime des effets d’une toxine létale qui commence par le paralyser. À son réveil, un deal lui est proposé : l’antidote contre l’assassinat d’une huile pour le moins douteuse. Il reste six heures avant que le venin ne cloue définitivement notre héros au sol. C’est le début d’une longue nuit, la dernière pour le Punisher, et les comptes doivent encore être soldés. Un maximum de comptes…
Indéniablement, le romancier Duane Swierczynski (http://secretdead.blogspot.com/) (« Les crimes du Dr Watson », « Expiration Date ») parvient à conduire efficacement son récit. L’histoire démarre fort, portée par une grosse ambiance bien sombre qui tâche. Le principe de l’unité de temps, avec six heures déclinées en cinq épisodes, est de nature à restituer le sentiment d’urgence qui envahit Castle dès les premières pages. Le boulot est fait et bien fait, même si on pourrait reprocher une certaine prévisibilité des événements dans la deuxième moitié de l’arc. Cependant, le scénariste peut s’appuyer sur la solidité de son illustrateur Michel Lacombe (http://babyl.dyndns.org/~michel/), un dessinateur canadien techniquement très soigné, et qui sait, par son traitement cinématographique, immerger pleinement le lecteur dans la narration. Le rendu est dynamique, vivant. Sa « patte » crayonnée tend vers le réalisme et son approche de l’encrage l’associe encore un peu plus à l’école Bryan Hitch. Un artiste à surveiller, donc. Enfin, et même si leur style apparaît quelque peu en décalage avec le reste du contenu, les cinq couvertures signées Dave Johnson sont tout bonnement superbes.
En définitive, ce seizième volume proposé par Panini est une excellente surprise. À condition de ne pas en attendre trop, car il est évident que les ingrédients sulfureux sont connus, la sincérité du propos et la justesse de son exécution l’emportent largement et font passer un moment très agréable. Du bon pop-corn comic-book comme on l’aime. Reste à rincer le trench-coat…
[Nicolas Lambret]MAX : Punisher 16 – Six heures à vivre », Panini Comics, 12 €
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