Avant-Première VO: Review Buffy Season 11: Giles #1

Si la onzième saison (sous forme de comics) de Buffy The Vampire Slayer s’est terminée à l’automne dernier, le Whedonverse joue les prolongations à travers cette nouvelle minisérie consacrée à Giles, ex-observateur/mentor de la tueuse. Pour ceux qui en seraient restés à la version TV, Giles a bien changé puisqu’il a rajeuni. Le voici dans un corps d’adolescent, qui se retrouve dans un nouveau campus.

Buffy Season 11: Giles #1 [Dark Horse Comics]
Scénario de Joss Whedon & Erika Alexander
Dessins de Jon Lam
Parution aux USA le mercredi 27 février 2018

En marge des événements qui se sont déroulés dans la série principale Buffy The Vampire Slayer (où les utilisateurs de la magie sont pourchassés par le gouvernement), Giles est obligé de s’inscrire dans un nouveau campus lié à des événements occultes. Il semblerait que les vampires y soient actifs. Le truc, c’est qu’il ne peut pas être démasqué comme utilisateur de la magie sans risquer d’être déporté par les autorités. Giles, qui utilise l’alias de Ralph Columbo, ne peut donc compter que sur son expérience pour naviguer en eaux troubles. A peine arrivé, cependant, il est pris comme souffre-douleur par une autre étudiante assez grande gueule. Finalement Giles se retrouve un peu dans la peau d’un Peter Parker. C’est un renversement des rôles, avec Giles se trouvant un peu dans la même situation que Buffy quand elle fréquentait le lycée. Erika Alexander fait un bon travail scénaristique, allant même jusqu’à annoter le récit avec les références d’une mixtape idéale (comme par exemple un numéro d’A Tribe Called Quest. Même si Giles a bien changé par rapport à l’approche classique, il y a quelque chose dans l’histoire qui sonne réellement comme un spin-off de la série TV. Cette mini est compatible par ses ambiances et ses choix.

« Giles, this is twenty-one vamp street. »

Le dessinateur Jon Lam joue la carte d’un style un peu caricatural mais très expressif, qui convient assez bien au caractère de certain(e)s des camarades d’école de Giles. Lam à même, sur certains passages, des accents d’un Humberto Ramos. C’est joliment rythmé, à part pour certaines vues générales (par exemple le plan présentant le campus) et certaines pages où – pas par la faute du dessinateur – les bulles débordent un peu de dialogue. Mais globalement l’alchimie prend assez vite et cette série dans le Buffyverse mais sans Buffy trouve assez vite ses marques.

[Xavier Fournier]
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