Le Maître de l’Evolution est en déroute, peut-être mort… Les Avengers et les Champions restent seuls à pouvoir empêcher la destruction de deux planètes. Mais le dispositif est caché dans les profondeurs. L’un(e) des héros ne remontera pas. Un numéro qui marque la fin de l’arc mais qui a aussi comme un parfum de fin d’époque pour la série.

Avengers #674Avengers #674 [Marvel Comics]
Scénario de Mark Waid
Dessins de Jesus Saiz
Parution aux USA le mercredi 6 décembre 2017

Avec Avengers #675 débutera Avengers: No Surrender, impliquant toutes les différentes branches des Avengers et de nombreux anciens membres avec, en ligne de mire, la refonte du line-up. Aussi, même si dans l’arc qui s’achève, les héros du titre font équipe avec les Champions, c’est un peu la dernière fois que Mark Waid a l’occasion d’utiliser ce line-up de manière indépendante. Quand bien même Ms. Marvel et son groupe sont de la partie, l’autre série est également écrite par Waid et il a donc toute autonomie pour faire ce qu’il veut… et il ne s’en prive pas. L’auteur utilise un dispositif qui a fait ses preuves, qui fait un peu penser à ces occasions où, chez la Distinguée Concurrence, la Justice League croisait la Justice Society ou les Seven Soldiers. Il y a un sens du sacrifice, beaucoup d’humanité et une conclusion inexorable qui laissera des cicatrices, des bleus à l’âme, au deux groupes.

« There is a consistency in all myths… »

Jesus Saiz est un dessinateur fiable, sans doute pas reconnu à sa juste valeur, qui montre dans ces pages ce dont il est capable. Il est à la fois expressif quand les personnages le justifient (Hercules, Kamala…) mais sait tirer parti de l’attitude guindée d’un Vision, comme une sorte de contre-champ avec les sentiments véhiculés par l’histoire. Même si le combat final est un peu escamoté par le scénario, le fait que les protagonistes ne soient pas réellement ennemis mais surtout se comprennent mal donne encore de l’émotion à tout cela et la dernière page tombe comme un verdict sans appel, encore plus dur que si l’on terminait véritablement avec un vainqueur et un vaincu. Un final douloureux pour les héros mais qui marque bien qu’une page se tourne avant la reformulation à venir.

[Xavier Fournier]