Après avoir posé d’une façon assez originale le monde dans lequel ses personnages évoluent, montrant un revers de la médaille assez cynique et réaliste, qui fait triompher les super-héros méchants, Paul Dini arrive à créer un album jouissif en mélangeant beaucoup de clichés de différents genres. Le héro seul contre tous, dernier champion dans un monde sans règles ni morale ; le besoin de justice si entremêlé à la soif de vengeance d’en tâcher l’âme ; la motivation affective et familiale ; des méchants sans scrupules affublés de secondes bras un peu crétins ; la fragilité et dualité du héro, ici représentée par la nostalgie d’Harper, fille « normale » voir « banale », pour sa flamboyante sœur Angie, au point d’en oublier la véritable nature de l’hologramme Madame Mirage. Cette dernière facette est d’ailleurs très intéressante, jouée avec délicatesse là où Harper elle-même se conseille ironiquement une thérapie…
Le dessin de Kenneth Rocafort est fort agréable, malgré une utilisation un peu excessive des lignes de force et de traits autour des lignes de perspective. Un mélange détonnant entre lignes nerveuses propres à un récit d’action et finesse d’encrage adapté à une histoire aussi noire que chic.
Et même si la poursuite de son but a jeté sur Harper une ombre noire, la vengeance de Madame Mirage a l’air si glamour et classe qu’elle doit forcément faire un peu de bien… 😉
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