Les liaisons dangereuses…
La dernière fois où j’ai pris un plaisir monstrueux en lisant une BD c’était pour Filles perdues… Blanche est dans un tout autre style mais la finesse du texte n’est pas étranger à mon exaltation du moment. Thierry Chavant distille avec talent des idées subtiles qui s’inscrivent dans le siècle des lumières, et qui font écho à notre 21eme siècle. Blanche ne distingue peut-être pas les couleurs mais c’est pourtant elle qui a la vision du monde la plus colorée. Ses problèmes de perception viennent gommer les différences qui existent entre son statut et les conditions de son esclave. Esprit éclairé (pas si blanche que ça finalement), imprégnée de lectures qui pervertissent l’âme des femmes, enfin si elles en ont bien une, comme le fait remarquer le père André, saint représentant de l’Eglise catholique et tuteur de Blanche, qui apprécie tellement les petits enfants, elle mêle sa solitude à celle de Toumaï, son esclave, pour recréer un monde libre. La BD efffrite les faux semblant avec la subtilité des cases qui alternent noir et blanc et couleurs, comme un tranfert de point de vue entre Blanche et son entourage. L’histoire de Toumaï, l’esclave importé d’Afrique, est tracée au crayon comme un destin laissé en pointillés… Sa rencontre avec Blanche met de la couleur dans leur existence où l’ennui s’accorde avec la soumission de leur condition. Une passion interdite qui les mettra à contre-courant de leur société. Ce premier volume est une vraie réussite, un petit bijou de bande dessinée à savourer comme un kinder surprise. On s’accroche aux personnages, en se laissant porter au fil des images par leur romance en attendant avec impatience le second volet de l’histoire…
Aujourd’hui 28 janvier, c’est l’anniversaire de Bunny Kaufman, scénariste de Batman, Aquaman ou encore du…
Alors que les productions cinématographiques de Marvel Studios seront à l'honneur dimanche prochain lors de…
Avec Wonder Man, Marvel Studios prend un virage inattendu en s’éloignant des récits épiques et…
« First they meet, then they fight ! » Il y a cinquante ans, en janvier 1976, paraissait…
À parti de demain, et ceux jusqu'à la fin du mois, la Galerie 9e Art…
Et de quatre ! Il circulait en ligne depuis quelques jours mais voilà enfin le…