Magie noire…
Voodoo Child saisit le lecteur pour le plonger dans une atmosphère très sombre où les couleurs un peu lourdes hypotisent les yeux. L’introduction qui ouvre le récit au 19eme siècle est particulièrement réussie. Dommage qu’elle soit si courte. On retrouve le 21e siècle à regret. La Nouvelle Orléans, entre racisme et pauvreté, n’est finalement pas si éloignée d’une époque plus ancienne. Gabriel fait la passerelle entre les deux époques. Il insuffle un souffle de surnaturel qui vient se greffer à merveille sur l’univers de chaos de l’après Katrina. Le chaos renverse les valeurs morales, laissant une brèche pour Gabriel qui va tenir le rôle de justicier. Dommage que le personnage de Gabriel ne soit pas plus approfondi. A peine il apparaît, qu’il est déjà mort. Pas le temps de s’accrocher à sa psychologie de vivant. On le sent frustré en mort-vivant le garçon. Même si sa cause est juste et égratigne au passage tous les hauts responsables, incapables de réactions pendant l’épisode de Katrina. Les personnages fictifs se mêlent aux réels pour placer quelques vérités sur la manière dont a été géré le désastre de l’ouragan. L’enquête policière a moins d’originalité que la première partie et ne parvient pas toujours à maintenir le lecteur en haleine. Reste les magnifiques dessins de Dean Ruben Hyrapiet et la colorisation de S. Sundarakannan qui envoûtent comme un sortilège.
Voodoo Child
Tome 1 Théâtre d’ombres
Créé par Weston et Nicolas Cage
Scénario: Mike Carey
Dessins : Dean Ruben Hyrapiet
Colorisation: S. Sundarakannan
Editions : Fusion Comics, 2008
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