Si vous êtes fan de Brian K Vaughan, n’hésitez pas, The Private eye ne vous décevra pas ! Dans cet opus, très coloré, (mention spéciale à la coloriste, Muntsa Vicente) de plus de 300 pages, il nous y conte les aventures d’improbables héros, libres, jeunes mais déjà vintage, dans un Los Angeles futuriste, rempli de faux semblants et ou tout un chacun se balade avec des masques !
Critique acide mais pas trop appuyée de nos sociétés voyeuristes, car Brian sait son lecteur intelligent, The Private Eye jongle avec les thèmes de protection de la vie privée, partage des données, liberté individuelle, réseaux sociaux envahissants et autres temps de cerveau disponible pour la pub. Dans ce futur, le cloud a explosé, révélant les plus vilains secrets de l’humanité, du coup l’internet n’existe plus et les journalistes sont les garants très surveillés de cette nouvelle intimité mondiale… Seule la télévision continue sa main mise sur les habitants de LA. Il s’agit donc d’une BD qui vous fera réfléchir, comme souvent avec cet auteur, mais qui vous divertira d’abord, car elle baigne volontairement dans une joyeuse atmosphère de carnaval un peu barrée ! Plein de gens en collants donc, mais pas de trace de super-héros. Les méchants sont folkloriques, et violents à souhait, les débuts de chapitres, oniriques donnent lieu à de magnifiques illustrations de Marcos Martin, et le tout n’est pas dépourvu d’humour !
The Private Eye> Urban> Parution le 6 octobre 2017. 28 euros.
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