[FRENCH] Tandis que la petite Sophia est toujours manquante à l’appel, les survivants se réunissent aux abords de la ferme, content d’avoir trouvé une oasis de tranquillité. Mais les fermiers ne s’attendent pas vraiment à ce que leurs invités restent longtemps. De simples travaux autour d’un puit d’eau vont dégénérer et démontrer une nouvelle fois que Walking Dead ne sent pas la rose…

Alors que l’instabilité de Shane a atteint un autre niveau dans l’épisode précédent, la communauté fusionne désormais avec les habitants de la ferme. Sachant que le vétérinaire n’a pas spécialement envie de voir les gens de l’extérieur s’installer sur ses terres et particulièrement pas dans sa grange (les habitués du comic-book se souviendront pourquoi). Mais d’ici à ce que les deux groupes se séparent, diverses activités communes s’organisent… comme la corvée d’eau qui va se compliquer bien plus que prévu, fournissant la scène gore de l’épisode. Décidément ce n’est pas le genre de feuilleton qu’il faut regarder en famille avec belle-maman car le scénario et la mise-en-scène n’hésitent pas à montrer des viscères quand il le faut. Et tant qu’à les montrer, autant y aller franco et ne pas être avare d’effets…

Après… il faut bien admettre que cette scène sert surtout de point d’orgue à un épisode par ailleurs très intimiste qui continue de construire le personnage de Glenn, à l’occasion d’une nouvelle escapade en ville. Le problème cette semaine tient plus à une question de dynamisme. Dans l’épisode précédent l’histoire était émise sur trois canaux parallèles (les soins du petit, la recherche de Sophia, l’expédition de Shane) et il ne serait pas impossible d’envisager cette fois la même architecture… Si ce n’est que cette fois les choses sont moins séparées dans leur tonalité. Sorti du coup du puit, le reste de l’épisode est donc raconté sur un ton égal, qu’il s’agisse des discussions de couple de Rick et Lori, de l’excursion de Glenn ou encore de la recherche de Sophia et d’une fleur dont le nom forme le titre cette semaine. Quelques partis pris pour la mise en images aurait pu accentuer les choses, ne pas donner l’impression d’un débit continu…

Néanmoins si l’ambiance est relativement uniforme, on évite le piège du monotone. A une condition cependant: il convient d’accepter le fait que les lecteurs de comics ont de l’avance sur plusieurs intrigues et qu’on arrive là à un carrefour d’événements connus dans la BD il y a déjà quelques années de cela. Mais bien sur s’il s’agissait d’une adaptation des trois mousquetaires personne ne se plaindrait qu’on puisse connaître à l’avance la fin. Pour ce qui est des sorts de Glenn ou de Lori, les fidèles de Walking Dead risquent donc de voir arriver les choses de loin. Mais c’est une situation qui a les avantages de ses défauts. C’est aussi parce que le feuilleton sait rester proche du comic-book que les choses se recoupent régulièrement.

[Xavier Fournier]