Dessins de Federico Dallochio & Andrey Bressan
Parution aux USA le mercredi 12 octobre 2011
A l’heure où la scénariste Gail Simone est assez ouverte sur ses interrogations liées au DCnU en général et à la gestion de ses anciens « bébés » (principalement les Birds of Prey – même si elle n’en fut pas précisément la créatrice – et les Secret Six), les premières pages de cet épisode, où Deadshot explique en toute lettre ne pas avoir fait partie d’une équipe avant d’entrer dans cette version du Suicide Squad, risque de mettre de l’huile sur le feu. Voilà donc qui complique d’autant un retour éventuel (mais pas non plus impossible, et peut-être même proche si on croit la scénariste) des Secret Six. Tout ça ne sent pas franchement la cohésion et pourtant il faut reconnaître à Adam Glass de se donner du mal pour donner forme à son Suicide Squad. Le fil directeur tient visiblement à lorgner sur les jeux vidéos. Ce n’est dans doute pas un hasard si Harley Quinn ressemble à sa version du jeu Arkham Asylum ou si Deadshot est revenu à son look de la minisérie de Christo Gage, qui lui donne un air d’échappé de Dead Space. La mission de l’épisode, comme emprunté à un Resident Evil, vient conforter cette impression.
Ce qui au demeurant ne fonctionne d’ailleurs pas si mal puisque le scénariste s’arrange pour nous réserver quelques rebondissements et problématiques pour les personnages. Au point d’ailleurs que je me demande s’il était bien nécessaire d’utiliser Deadshot et de griller ainsi la politesse à Simone alors que le récit est un peu comme une centrifugeuse et se nourrit des situations. Du coup Glass utilise très bien des personnages qui sont des nobodies (comme le Black Spider ou El Diablo). Et en un sens avoir deux noms bankables comme Deadshot ou Harley Quinn fausse un peu le suspens car on se doute bien que rien de devrait arriver à ces deux là ? Bref, je crois que Suicide Squad est potentiellement une bonne série et qu’Adam Glass se bat pour renvouveler les situations. Mais à l’évidence tout ça aurait pu se faire sans forcément réinventer la poudre et rebooter certaines choses. Ou plus exactement disons que les points forts du titre n’ont pas besoin de reboot pour vivre. Reste à voir où le graphisme finira par se fixer…
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