Vous en avez soupé des crossovers, groupes ou équipes où les héros se tapent dessus ? Et pour vous les nouvelles versions de Ms. Marvel, Spider-Man et Nova n’avaient rien à faire dans les Avengers ? La série Champions est la réponse. Mais surtout Mark Waid et Humberto Ramos se lancent dans la construction d’une équipe où la solidarité n’est pas un vain mot.

Avant-Première VO: Review Champions #1Champions #1 [Marvel Comics]
Scénario de Mark Waid
Dessins de Humberto Ramos
Parution aux USA le mercredi 5 octobre 2016

C’est le premier signe de l’après Civil War II, même si le crossover est encore en cours : déçus par leurs modèle, les plus jeunes membres des All-New All-Different Avengers claquent la porte les uns après les autres. Mais c’est mal connaître l’optimisme et la passion de Ms. Marvel de penser que les choses peuvent en rester là. Si Spider-Man, Nova et elle ne peuvent plus être des Avengers, rien ne les empêche de continuer à former une équipe. Simplement une nouvelle équipe, loin des adultes qui ont un peu perdu le fil du bon sens et des valeurs morales. Le démarrage de ces nouveaux Champions est forcé par endroits. Par exemple, pour souligner le fossé avec les « mentors », Waid est obligé d’écrire un Sam Wilson moins soucieux de la sécurité d’autrui que dans la série scénarisée par Nick Spencer. Sur un ou deux autres dialogues, Waid est également obligé d’accélérer les choses et de ne pas toujours être très subtil, histoire d’arriver très vite au but, c’est à dire la formation d’une équipe qui dépasse le cadre des trois ex-Avengers.

« I think I know a guy… »

Humberto Ramos semble d’emblée s’éclater plus sur cette série que sur les Extraordinary X-Men. Encore qu’il soit plus inspiré sur le début du scénario (le parti pris visuel du flashback) que sur la fin, où la narration est moins affirmée. A bien des égards, ces Champions nous font penser à un certain esprit DC des années 80 (en particulier à certains ingrédients de la camaraderie propre aux New Teen Titans) et la menace affrontée dans ce premier numéro, qui fait ouvertement à un archétype de méchant emprunté à DC, ne risque pas de nous détromper. Il y a des choses forcées dans la progression de l’histoire, mais le tout est mis au service d’un retour à l’optimiste, de héros qui se souviennent qu’il fait agir, faire ce qui est juste, plutôt que s’entredéchirer. Même si l’équipe n’est pas encore au complet, c’est un démarrage plutôt agréable, avec des personnages qui refusent de tourner aux anti-héros même quand ils font face à des crimes horribles. Leur optimisme, en tout cas à ce stade, l’emporte.

[Xavier Fournier]