C’est la fin pour Green Arrow. La fin de tout, de toutes les alliances, toutes les amitiés. La fin, au moins, du volume en cours de l’Archer Vert, avant une relance à venir. Mais dans ce numéro les deux scénaristes arrivent à renverser l’univers d’Oliver Queen et à le mettre dans une situation très particulière. Malheur à qui croisera sa route…

Green Arrow #50Green Arrow #50 [DC Comics]
Scénario de Collin Kelly & Jackson Lanzing
Dessins de Javier Fernandez
Parution aux USA le mercredi 6 mars 2019

Green Arrow s’est vu offrir une boite par le Martian Manhunter. Une boite dont le contenu est supposé pouvoir détruire à lui seul la Justice League. Malheureusement cette information est arrivée jusqu’aux oreilles d’une organisation gouvernementale secrète. Et comme la perspective d’avoir un moyen de pression sur la Justice League n’est pas pour leur déplaire, les responsables de cette organisation réveillent alors l’un de leurs anciens agents… Black Canary ! Entre Dinah et Oliver s’engage alors une course-poursuite, avec l’archer qui est prêt à tout perdre pour se montrer digne de la responsabilité qui lui a été confié. Sachant qu’Oliver n’a pas été épargné dans le passé récent et qu’il a perdu son fils spirituel, Roy Harper, l’archer est rapidement au bout du rouleau et, en quelques pages, sa vie change du tout au tout. De fait, Collin Kelly & Jackson Lanzing laissent Green Arrow dans un état fascinant, une sorte de clandestinité avec un certain nombre de compte à régler et, si la prochaine série à venir continue sur la même thématique, on est vraiment curieux de voir comme le héros en vert va fonctionner avec certains de ses « ex-amis ». Le scénario est trépidant et plein de potentiel. Malheureusement…

« If this is the last night for Green Arrow… »

Malheureusement, si l’histoire est prenante, on ne pas en dire autant de la mise en images de Javier Fernandez. Autant dans la première scène certaines choses fonctionnent car on est dans l’ombre et qu’il y a du mouvement, autant dès la troisième ou quatrième page les choses partent en vrille, en particulier quand les personnages sont immobiles et/ou en train de parler. Et là pour le coup on tombe sur des pages où les visages sont à peine dessinés (parfois même pas terminé, comme pour la discussion Black Canary/Green Arrow), certainement pas un niveau professionnel qu’on est en droit d’attendre d’un éditeur du niveau de DC. Sur certaines pages, on tombe vraiment sur des dessins qui auraient à peine leur place dans un fanzine. Peut-être s’agit-il d’un de ces cas où le dessinateur reçoit le scénario à la dernière minute et doit « tomber » l’épisode en une semaine. Ou peut-être que, dernier numéro obligé, l’attention de DC était déjà passée ailleurs, sur la prochaine série à venir. Mais le résultat est là : on a un scénario inspiré, qui pourrait marquer un vrai tournant pour Green Arrow dans l’univers DC, et puis une exécution assez déplorable, qui tire le tout vers le bas. Vraiment dommage. Espérons que la future série Green Arrow sera d’un autre tonneau.

[Xavier Fournier]