Doctor Strange, la review
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Doctor Strange, la review

par Xavier Fournier, pour Comic Box
23 octobre 2016

Docteur Strange, création de Steve Ditko et Stan Lee, déboule sur le grand écran, incarné par un Benedict Cumberbatch qui s’investi dans le personnage. Le maître des arts mystiques de Marvel est-il fidèlement adapté par le réalisateur Scott Derrickson ? S’il y a clairement un droit d’inventaire et quelques « emprunts » à d’autres cinéastes, l’âme du personnage est bien au rendez-vous.

Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est un chirurgien à succès, un véritable obsédé de travail, un perfectionniste qui recherche le défi, la performance… mais qui laisse bien de place au côté humain dans sa vie. Tout au plus sa relation avec Christine Palmer (Rachel McAdams) est à peu près la seule chose qui le lie au quotidien, alors qu’il enchaîne opération sur opération, sans se soucier forcément des patients qui ne représentent pas des cas assez « intéressants » pour lui. Mais à la suite d’un accident de voiture, il est gravement blessé. Ses mains sont endommagées et aucun traitement ne semble pouvoir rendre sa faculté de travailler à ce maniaque pour qui le travail était tout. Jusqu’au jour où il entend parler d’une sorte de traitement alternatif, à l’autre bout du monde. Il abandonne tout et investi ses dernières finances pour aller à la rencontre d’un mystérieux gourou. Si ce n’est qu’on ne va pas lui proposer de guérir ses mains mais lui enseigner aussi, une discipline totalement différente. Les fans de comics reconnaîtront la trame des premières apparitions de Doctor Strange dans Strange Tales.

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La base est là, avec de petits aménagements pour éviter les redites avec un autre « génie irresponsable », Tony Stark alias Iron Man. Dans les comics, en effet, le chirurgien Stephen Strange est, avant son accident, un personnage désinvolte, motivé au mieux par l’appât du gain. Ici, les scénaristes ont modulé la chose pour en faire un obsessionnel, un workalcoholic qui se fixe sur de petits détails. Il y a un peu (juste un peu, rassurez-vous) du Docteur House dans ce Stephen Strange mais cette capacité à absorber les connaissances (symbolisée dès le départ par une connaissance encyclopédique… de la musique) fait qu’on ne nage pas en pleine idéocratie, avec un personnage bouffon qui, en l’espace de quelques scènes, verrait lui tomber dessus un pouvoir énorme sans grande difficulté. On pourra discuter du fait que le réalisateur gère plus ou moins bien l’ellipse, ce sentiment de temps qui s’écoule pendant la formation mystique de Stephen (il est vrai que l’impression générale est que cela va vite). Mais en faisant de Strange ce type avide de connaissances, ce bosseur né, on installe le fait que le personnage va étudier, dévorer des tomes entiers… et ne pas se contenter de devenir magicien en faisant trois gestes (d’ailleurs tout ne coule pas de source et il lui faudra s’y reprendre plusieurs fois). Pour incarner ce type qui avale le savoir, on comprend qu’on soit allé chercher Benedict Cumberbatch. Entre Sherlock, Alan Turing ou Khan, l’acteur a incarné son lot de « puits de science ».

docstrangetravel

Paramnésie

Doctor Strange (pourquoi les Gardiens de la Galaxie ont-ils le droit d’avoir un titre traduit en VF alors que Strange, lui, ne devient pas Docteur mais reste Doctor, allez savoir…) est attendu par beaucoup comme un tournant dans l’approche de Marvel Studios. A plus forte raison parce que bien souvent il est présenté, à tort, comme marquant l’arrivée de la magie dans cet univers partagé… A part si Loki, dans les films consacrés à Thor et aux Avengers faisait de la physique quantique sans en avoir l’air, la magie a bel et bien fait son entrée depuis belle lurette dans cet univers, sauf si vraiment certains veulent vraiment couper les cheveux en quatre et établir que la mythologie nordique n’est pas de la magie au premier degré (mais il faudra se lever tôt pour nous démontrer que c’est de la science). Le vrai tournant est dans le matériel de base. L’essentiel des super-héros portés à l’écran à ce jour par les Studios Marvel portent la patte, à un degré ou à autre, du dessinateur Jack Kirby, co-créateur à des degrés divers de Thor, Iron Man, Hulk, Captain America, des Avengers. Doctor Strange, lui, descend d’une autre figure fondatrice des Marvel Comics modernes, Steve Ditko. Et s’il est vrai que Ditko est le co-créateur de Spider-Man et que ce dernier est, depuis belle lurette, arrivé sur le grand écran, que Marvel a, aussi, injecté le « tisseur de toile » dans son univers à l’occasion de Captain America: Civil War, l’essentiel du travail d’adaptation avait été balisé par Sam Raimi pour Sony. Doctor Strange est un personnage magie, mythique, mystique, ce que vous voulez… mais c’est le premier chez Marvel Studios à être aussi porteur d’un style marqué, d’un imaginaire qui ne descend pas de Kirby. Le cahier des charges est donc là : porter à l’écran un ensemble qui ne suit pas les mêmes règles…

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Evacuons déjà ce qu’on pourrait qualifier d’éléphant dans la pièce : Scott Derrickson (Le jour où la Terre s’arrêta) n’est pas le réalisateur le plus inventif qui soit. Il n’a d’ailleurs pas prétendu l’être. Les premières scènes de combat mystique, qui ont largement circulé dans les diverses bandes annonces, ne lui rendent donc pas service car, clairement, dès qu’on les voit, on ne peut s’empêcher de penser à Matrix ou, surtout, à Inception. L’exemple tend à laisser croire que Marvel est allé chercher sa diversité, son originalité, en recopiant par-dessus l’épaule des petits camarades, en particulier Christopher Nolan. Malheureusement pour les producteurs et le réalisateur, il y a aussi des éléments propres à Doctor Strange qui font que ces similitudes peuvent paraître renforcées. L’origine du Batman de Nolan (fortement inspiré du Shadow), comme celle de Strange (et d’Iron Fist par ailleurs), découle de l’archétype du « lama blanc », du type qui part en Orient ramener un savoir inconnu en Occident, ce qui va lui permettre des prouesses inégalées. Merci Joseph Campbell et son « Héros aux Mille Visages », on peut aussi retrouver une pincée de Star Wars dans ce cocktail, avec des magiciens qui sombrent du côté noir de la For… enfin dans la Dimension Noire. Mais vous aurez compris. Cette ressemblance est à la racine. Elle était là dès Ditko. Mais pour le coup on se dit que Marvel aurait bien été inspiré de s’épargner un rapprochement, cette paramnésie, en n’allant pas chercher cette esthétique à la Inception. D’autant que… et là c’est la bonne nouvelle… Ces effets de miroirs, finalement, ne sont pas aussi omniprésents que ce que les bandes annonces laissaient entendre. Ils sont là, c’est un fait, mais à mesure qu’on progresse dans le film apparait un autre univers visuel, beaucoup plus proche de celui de Ditko, sans doute bien plus proche que ce que le cinéma a fait avec l’esthétique de Kirby. Que Derrickson ne soit pas Kubrick, c’est également un fait. Mais il n’en reste pas moins que les scènes de combats sont énergiques et bien réglés, dans des perspectives paradoxales qui lorgnent sur le travail d’Escher.

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Tandis que l’on avance dans le film, on prend la mesure de ces combats et de ce qu’ils accomplissent. C’est à dire que l’action est autrement mieux réglée que dans le venant des films qui impliquent des « super-fights » où, bien souvent réalisateur et scénariste passent le temps tout en cherchant le moyen d’en finir. Le final « Street fighters » de Hulk contre l’Abomination, la débauche d’immeubles que Superman et Zod se balancent à la figure, les bagarres de Thor contre le Destroyer ou Malekith. Même les Gardiens de la Galaxie ne savaient pas trop comment régler le combat final contre Ronan et on s’en tirait par l’humour, avec la proposition du duel de danse. Même si Kaecilius (Mads Mikkelsen) n’est pas le plus complexe des personnages, le peu qu’on sait de lui fait l’affaire et il déploie un côté rageur, plus d’empathie que Malekith ou Ronan. Ceux qui connaissent le comic-book détecteront de toute manière assez vite que Kaecilius n’est là que pour jouer les hors-d’œuvre. D’un côté il y a un boss de niveau, un « grand destructeur » dont il est intéressant de voir qu’il est utilisé un peu à la manière d’un Galactus. De l’autre, il y a la mise en place sur le long terme d’un autre adversaire de Stephen Strange.

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Pour le coup, les scénaristes décident de démarrer doucement avec celui-ci, d’expliquer son virage, pour mieux le positionner en vue de films à venir. Doctor Strange est un film qui n’expédie pas les scènes d’action (sauf l’une d’entre elles, traitée hors-champs, mais cela fait partie de l’histoire) et qui débouche sur un combat final efficace, différent et un poil plus intelligent. Finalement, cela se bagarre beaucoup et, en dehors de deux scènes où l’Ancien (Tilda Swinton) utilise les mêmes effets de perspective, il y a un certain renouvellement. La bagarre à Londres n’est pas celle du Sanctum Sanctorum qui n’est pas, elle-même, celle qui se déroule à Hong-Kong et encore moins la confrontation finale avec le « boss ». Et Stephen lutte encore d’une autre manière alors qu’il est poursuivi à l’hôpital… La différence de Doctor Strange, elle n’est pas dans ses emprunts aux effets d’Inception mais bien dans cette gestion de l’action, d’un combat à superpouvoirs qui change d’atmosphère plusieurs fois en cours de route.

Cumberbatch EST Strange

Un autre aspect où Doctor Strange cherche à renouveler l’ambiance-type Marvel Studios tout en allant chercher ailleurs ce qui y existe déjà, c’est la musique. Oui, on n’échappe pas à un ou deux standards des années 70 mais rassurez-vous, c’est bref et certainement pas aussi omniprésent que dans les Gardiens de la Galaxie ou Suicide Squad. Non, la musique dont il est question, pendant la plus grande partie du film, c’est bien celle du compositeur Michael Giacchino (Lost, Star Trek…). Et si cela change globalement des musiques lourdes et pompeuses associés à ce studio, cela change assez peu pour ceux qui connaissent le travail de Giacchino. Par moments, même, on approche clairement de certains échos de ses morceaux pour Star Trek. Dans d’autres passages, le mélomane tendant l’oreille reconnaîtra également quelques emprunts à la musique classique. Il est difficile de croire que Giacchino retombe par accident dans le voisinage du Spiegel im Spiegel (« miroir dans le miroir ») d’Arvo Pärt mais là pour le coup, on est dans le registre d’une allusion assez fine, des passages du film faisant allusion à une « dimension-miroir ». C’est donc justifié, une sorte de private joke.

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Doctor Strange changerait des choses à l’intérieur de Marvel Studios mais n’innoverait pas globalement ? Certes, c’est en partie le cas mais si on doit faire un autre rapprochement, alors disons que Doctor Strange est ce que fut le premier film Iron Man… Un long-métrage construit autour de son interprète principal, qui se glisse dans la peau du héros au point d’en devenir indissociable. C’est la force de ce film : Benedict Cumberbatch EST Stephen Strange, au moins autant qu’il est, dans un registre différent, Sherlock. C’est lui qui remixe les lois du jeu, qui prend le cahier des charges et s’amuse à le détourner. Dans le film, Stephen est un surdoué qui ne respecte pas les règles. Cumberbatch en fait de même avec les tenants et les aboutissants de la méthode Marvel. S’il y a de l’humour (et il y en a, assurément), il est servi la plupart du temps à froid, dans un flegme parfait. Celui qui viendra nous dire que c’est le même film qu’Ant-Man, les Gardiens de la Galaxie ou Captain America: Civil War gagnera le prix du « je suis rentré dans la salle avec une dent contre Marvel et une bonne dose de mauvaise foi et un avis tout fait ». Peut-être que ce qui ressemble le plus à l’humour à la Marvel réside dans une vanne sur une chanteuse, échangée avec Wong (Benedict Wong).

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Wong qui, comme l’Ancien, a été revu et corrigé. Mais il est vrai que le coup du « manservant » versant le thé a largement fait son temps et qu’on pouvait difficilement le recréer au XXI° siècle dans un rôle si « colonialiste ». Wong, ici, est le libraire des magiciens. C’est un personnage qui n’est pas du tout subordonné à Strange. Il passe même une partie non-négligeable du film a lui souligner ce fait. Mais les deux font la paire. Cumberbatch et… euh, Wong (pratique d’avoir un acteur du même nom que son personnage) ont une alchimie immédiate, qui fonctionne à l’écran même si l’un n’est plus le patron de l’autre. A comparer, Mordo (Chiwetel Ejiofor) est un peu plus à la peine. Cet autre élève de l’Ancien est très présent dans le film (si l’on doit continuer dans les parallèles avec Matrix/Inception, il est clairement Morpheus) mais l’acteur la joue toute en retenue, presque timide. Qu’il passe derrière Strange, c’est normal. Qu’il ait moins de personnalité que Wong, c’est déjà plus dommage… même si l’on aura compris qu’il s’agit de surprendre le grand public avec l’évolution du personnage. Tilda Swinton dans le rôle de l’Ancien, enfin de l’Ancienne, enfin de la guide spirituelle de tout ce petit monde fait le job de manière très technique. Au moins la touche de féminité fait que le public n’ira pas s’imaginer que l’Ancien est pompé sur Obi-Wan Kenobi. Par contre en ce qui la concerne il y a parfois des effets de mise-en-scène assez particulier, comme le premier combat la concernant où elle reste obstinément la tête baissée, sous une lourde capuche, parce que c’est apparemment beaucoup plus « magique » de se battre sans regarder où l’on va. On comprendra que le réalisateur veut cacher le visage de l’actrice pour le présenter plus tard comme une révélation mais c’est un peu bizarre, tant sa participation n’est pas un secret. Pourquoi ménager un effet de surprise quand il n’y a pas de surprise ? En un sens peu importe. Elle n’est là que pour porter une partie du récit, fournir un prétexte à l’évolution de Strange. C’est sur les épaules de ce dernier que tout repose. Ah, épaules, d’ailleurs il n’y a pas que ça sur les épaules de Strange mais aussi un certain objet mystique…

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Une vraie adaptation de comic-book, si si...

Si dans les premiers épisodes des comics Stephen Strange était un célibataire endurci, ne s’intéressant à l’autre sexe que des années plus tard, au moment de l’arrivée de Cléa dans sa vie. Là, avant même qu’il parte en quête de guérison, Strange a déjà une femme dans sa vie : Christine Palmer (Rachel McAdams), qui n’occupe pas une place majeure (à comparer de celles de Pepper ou de Jane pour Iron Man et Thor) mais qui reste pourtant déterminante. D’abord elle est là, au début, pour souligner le caractère difficile de Strange. Et puis plus tard, tout simplement, pour lui sauver la vie. Sans elle, le film s’arrête (elle n’a visiblement pas suivi les mêmes cours de demoiselle de détresse que les versions ciné de Lois Lane). Comme elle n’est identifiée que sous son nom civil, certains passeront sans doute à côté de la signification et de l’identité de Miss Palmer, qui est également un personnage de BD. C’est elle la « Night Nurse » (surnom que les séries TV Netflix ont transféré à Claire Temple) des comics et sa présence ici est un emprunt à la minisérie Doctor Strange: The Oath.

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Dire que Doctor Strange, globalement, est une adaptation de comic-book peut paraitre une évidence, une banalité, même. Mais Doctor Strange est réellement une ADAPTATION de COMIC-BOOK. C’est à dire que le film prend un matériel de base et qu’il s’arrange pour en conserver sans doute pas l’intégralité mais bien une partie importante à l’écran. Oui, d’accord, l’Ancien a changé de sexe, Wong n’a plus le même job. Mais Doctor Strange est fidèle. Plus que Thor, Hulk ou les Gardiens de la Galaxie, par exemple. Il faut dire que l’arsenal de talismans de Strange se prête à plein de « easter eggs » plus ou moins cachés. Vous n’entendrez pas Stephen Strange déclamer ses incantations quand il lance ses sorts mais le vocabulaire est préservé dans les dialogues et, au fil de l’histoire, on croise des objets connus du lecteur de comics (comme le sceptre de Watoomb) sans pour autant que la référence soit de nature à bloquer le spectateur néophyte. Le fait que dans la BD une partie des sorts et des accessoires utilisés par Strange ont des effets assez vagues pour que le scénario, ici, puisse leur donner de nouvelles fonctions qui ne sont pas contradictoire. Exemple, l’Œil d’Agamotto, qui n’a plus ici qu’une fonction mais qui est essentiel dans la narration. Même chose pour la cape de lévitation. Oui, on sait, elle lévite. C’est même à ça qu’on la reconnait. Mais le scénario lui prête un comportement propre, qui anime d’ailleurs de manière très vivante tout un combat. Allez savoir si c’est fait exprès (ça en a tout l’air en tout cas) mais la cape, dans cette version, évoque fortement une autre étoffe (tout simplement « The Cape ») que Steve Ditko utilise dans ses revues autopubliées. Si ce n’est pas fortuit mais volontaire, alors chapeau, car ils ont poussé assez loin l’hommage au maître. Dans le genre clin d’œil, on notera aussi l’allusion codée à Doctor Voodoo, collègue de Strange chez Marvel. Et puis une fois qu’on met les pieds dans la Dimension Noire, le lectorat des comics est également en terrain de connaissance. Et le tout en respectant les auteurs. Bien sur vous ne couperez pas à la caméo de Stan Lee (pas la meilleure qu’il ait fait d’ailleurs) mais le générique remercie bien au-delà des créateurs originaux du personnage, listant aussi des gens comme Geoff Isherwood (et c’est mérité).

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In fine, Doctor Strange sera peut-être un film un peu clivant au niveau de l’audience. Parce qu’il est à l’image de la magie. On y croit ou on n’y croit pas. On rentre dans le film en ressentant de l’empathie pour ce personnage qui apprend l’humilité et les responsabilités… ou on reste « au dehors » en se disant que ce n’est jamais qu’un type qui gesticule. Mais il y a fort à parier que les lecteurs de comics vont y trouver leur bonheur. Ce Docteur Strange est PLUS Docteur Strange que ce qu’on avait pu voir ces dernières années dans des comics Marvel comme les Avengers de Bendis ou Hickman. Ce Docteur Strange amène un peu de classe, sans être pour autant guindé, et prend immédiatement ses aises dans l’univers ciné de Marvel puisqu’à la fin du film on nous fait bien comprendre que le personnage est très vite appelé à remplir une fonction dans les aventures d’un de ses collègues. Ce Docteur Strange-là ne révolutionne pas le cinéma, c’est vrai. Mais si vous n’alliez au cinéma que lorsqu’il s’y passe des révolutions, vous n’iriez pas souvent. Sans préjuger des mystères du box-office et de qui gagnera plus d’argent que tel autre, ce Docteur Strange-là fait aussi et surtout partie du haut du panier sur la demi-douzaine de films de super-héros qu’il nous a été donné de voir en 2016 et peut-être même un peu avant.

[Xavier Fournier]

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Doctor Strange, sorti en France au cinéma le 26 octobre 2016

Comments: 6

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  1. une très bonne critique ( nuancée donc intéressante) qui donne envie de voir le film ! ( excellent le coup de » je ne vais au cinéma que lorsque le métrage révolutionne le médium » !!) ha ! ha ! ha !

  2. Très bon article, comme d’habitude, dirais-je…
    Petite question : Où avez eu la chance de voir le film ? Au Comic Con ? Et pourquoi Comic Box n’y est-il pas présent ?

  3. Non, nous l’avons vu, comme le reste de la presse, dans le courant de la semaine précédente. Ce qui explique d’ailleurs que l’article ait été posté plusieurs heures AVANT l’avant-première de la CC Paris. CC Paris à laquelle, par ailleurs, nous ne nous sommes pas rendus parce que la séance de présentation, le mois dernier, ne nous avait pas convaincus, c’est aussi simple que ça.

  4. Merci pour cet excellent billet.
    Je ressort juste du film et cette chronique résume parfaitement ce que j’en ai pensé.

    Concernant le fait que l’ancien soit cagoulée durant son premier combat, je pense que c’est aussi pour masquer la marque de la dimension noire sur son front.

  5. Sans doute que ça donne une raison au fait d’être « capuchée » mais cette manière de rester tête baissée face à des gens qui savent d’où elle tire son pouvoir n’a guère de sens dans l’histoire, en tout cas mis en scène de cette manière.

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