Dessin de Mahmud Asrar et Matteo Lolli
Parution aux USA le mercredi 18 juin 2014
Jason Latour est décidément un auteur qui a le chic pour hériter des jobs délicats. Après être passé derrière Ed Brubaker sur Winter Soldier (et s’en être tiré bien mieux que l’on pouvait le penser), le voici donc aux commandes d’une série Wolverine And The X-Men que Jason Aaron a imposé, comme un outil qu’il aurait construit sur mesure. Depuis cinq numéros, pourtant, Latour s’en tire assez bien, en remettant sur le devant de la scène Genesis (la version ado d’Apocalypse) un élève de l’académie qui était un peu passé de côté. Certes, l’élément un peu forcé là-dedans c’est que c’est pile au moment où Fantomex, le tuteur d’Ethan, rejoint les X-Men qu’il est à nouveau question d’éliminer le jeune mutant. Et le « bad guy » de service, en mode Bishop de deuxième zone, manque un peu de charisme. Mais malgré ces petites réserves, c’est largement le bon qui l’emporte car Latour ne s’inscrit pas seulement dans la continuation du Wolverine And The X-Men d’Aaron mais aussi du Uncanny X-Force de Rick Remender. La chose ne s’arrête pas à l’emploi d’Ethan et de Fantomex. Elle implique aussi tout le discours sur le déterminisme, qui caractérise tant, d’habitude, Remender.
Cette fois-ci le dessin est assuré par deux artistes (bien qu’un seul soit crédité à la couverture). Pourtant Mahmud Asrar et Matteo Lolli forment un combo qui fonctionne assez bien, où les ruptures de style ne sont pas criardes. Les deux artistes servent un rythme assez enjoué, quelque chose qui, tout en assumant des références cartoony, fonctionne aussi dans les scènes plus corsées. Au centre, on retrouve des interventions telles que Doop, personnage pas toujours évident à manoeuvrer, que Latour et ses deux dessinateurs mettent cependant bien en place, façon « Born to be Wild ». Comme je le disais, l’histoire en cours pêche un peu du manque d’envergure du méchant mais globalement la série reste très bonne et prometteuse.
[Xavier Fournier]
Aujourd’hui 28 janvier, c’est l’anniversaire de Bunny Kaufman, scénariste de Batman, Aquaman ou encore du…
Alors que les productions cinématographiques de Marvel Studios seront à l'honneur dimanche prochain lors de…
Avec Wonder Man, Marvel Studios prend un virage inattendu en s’éloignant des récits épiques et…
« First they meet, then they fight ! » Il y a cinquante ans, en janvier 1976, paraissait…
À parti de demain, et ceux jusqu'à la fin du mois, la Galerie 9e Art…
Et de quatre ! Il circulait en ligne depuis quelques jours mais voilà enfin le…