Avant-Première VO: Review Kiss #1

[FRENCH] La version comic-book de Kiss redémarre chez IDW, avec Chris Ryall (figure de proue de l’éditeur) et Jamal Igle aux manettes. Les quatre identités maquillées du célèbre groupe de rock reprennent du service dans un nouveau contexte, une autre époque. Un parti pris intéressant qui plonge les héros… en pleine crise de 1929 !

Kiss #1 [IDW] Scénario de Chris Ryall
Dessins de Jamal Igle
Sorti aux USA le mercredi 13 mai 2012

Depuis les années 70, elles ont été nombreuses les tentatives d’adapter les personnages incarnés par le musiciens de Kiss aux comic-books. Un retour de manivelle un peu normal d’ailleurs puisque l’esthétique de Kiss n’est pas sans emprunter, au moins en partie, aux comics. Mais tous les projets n’ont pas forcément été très heureux. Certains se sont pris un peu trop au sérieux. D’autres donnaient dans le grosteque. Parfois les deux. Cette nouvelle série Kiss qui démarre chez IDW se garde un certain droit d’inventaire (tout en gardant les grandes lignes de la mythologie des quatre totems) mais ménage le passé. On comprend que les puissances représentées par Kiss s’incarnent à travers les âges et les époques pour protéger l’univers et les dimensions (donc, en gros, toutes les précédentes versions demeurent valides dans d’autres réalités). Avec ce postulat, Chris Ryall ouvre les vannes et implante ces personnages en… 1929. L’idée peut surprendre. Il est vrai qu’au demeurant ce n’est pas franchemnt l’environnement dans lequel on imagine quatre farfelus en « plateform shoes »…

Et bien ça marche ! En tout ca ça marche bien plus que certains autres dérivés de Kiss qu’on a pu voir par le passé. Déplacer le propos dans une autre époque permet d’éviter ce glissement trop rapide vers le grotesque que j’évoquais ci-dessus. Alors bien sûr la dégaine du Demon ou du Celestial surprennent un peu dans les rues de l’Amérique de 1929 mais il y a un petit côté « wtf » qui fait que tout ça fonctionne finalement beaucoup plus qu’on aurait pu le croire. Le résultat à presque (*presque*) un côté uchronique, avec un décor qui de ce fait, bien que très différent des personnages, n’est pas écrasé par ces derniers. Dans ce résultat, il ne faudrait pas sous-estimer le travail du dessinateur Jamal Igle, qui arrive à donner un ton cohérent à tout ça. Kiss ne prétend pas être le « comic-book du siècle » mais pour une « BD de licence », ce premier numéro est très sympa et pas dénué d’humour…

[Xavier Fournier]
Comic Box

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