Dessin de Chris Burnham
Parution aux USA le mercredi 27 février 2013
Ce mois-ci Batman s’efface devant son fils. Et à plus d’un niveau. Retenu dans un piège de Leviathan, Bruce Wayne n’est pas en position d’agir. Ses ex-sidekicks sont tous déjà occupés. Mais pas Wayne Jr., qui arrive à la rescousse pour sauver les innocents et s’en prendre aux coupables. Encore qu’on peut voir le poids des leçons de son père. Robin a promis à Batman de ne plus tuer. Et si c’était justement ça qui allait faire la différence dans le combat à venir ? Robin est une nouvelle fois un véritable Diable de Tasmanie et on appréciera de le voir former à nouveau un éphémère tandem avec Nightwing, un peu « en souvenir du bon vieux temps », quand ces deux fils de Batman défendaient seuls les rues de Gotham. Il reste quand même un problème de rythme (ou je ne sais quoi de cet ordre) qui fait que ce deuxième volume de Batman Incorporated n’a pas forcément le panache de la première série… Un autre « souci » vient du fait que le scénario ne laisse pas de place aux autres membres (hors noyau dur de la Bat-Family) de Batman Incorporated. Même si on a pu voir dans les épisodes précédents que l’essentiel de la troupe n’était plus en état de se battre, le fait qu’on n’ai plus guère que Batman et quelques Robin et ex-Robin dans la course nous donne une impression un peu moins grandiose, un peu moins « Incorporated ». D’un autre côté on comprendra bien que l’auteur a voulu recentrer les choses sur la famille de Damian, rendre les choses plus « perso ».
Batman Incorporated #8 est-il le point d’orgue de la fin du run de Grant Morrison, le moment où il sacrifie un personnage qui incarne réellement son run ? La question est posée dès la couverture (pour peu qu’on ait évité les bruits qui circulent depuis quelques jours déjà, lancés en particulier par DC Comics). J’ai envie de vous dire que, pour un peu, sans ce bruit sur Internet et la volonté « définitive » affichée, la fin de ce numéro serait encore largement ouverte. Ce n’est pas tout à fait comme si on n’avait jamais vu Bruce Wayne ou Jason Todd revenir de situations au moins aussi (sinon plus) désespérées. Et Morrison lui-même a déjà plusieurs fois mis en scène la mort de Damian lui-même (en particulie pour que sa mère le laisse tranquille). Ce qui fait que j’ai quand même beaucoup de mal à ne pas croire que dans les mois qui viennent on ne risque pas de voir se profiler une fin à la Dark Knight Rises, où ce Robin serait officiellement mort mais où une happy end viendrait nous apprendre que Damian, par contre, coule des jours heureux loin de la colère de sa mère…
[Xavier Fournier]
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