Dessin de Greg Capullo
Sortie aux USA le mercredi 21 mars 2012
Scott Snyder continue de toucher au passé de Batman et de Gotham. La chose peut être dangereuse et on a vu parfois certains auteurs s’égarer dans des complications sans borne. A priori, on aurait pu croire qu’il n’y avait guère que Grant Morrison pour oser se lancer là dedans et en ressortir sans y laisser des plumes mais le scénariste, ici, s’en tire à merveille et trouve le ton juste en créant des ramifications qui ne touchent pas le seul Bruce Wayne. Peut-être que le passage que j’aime le moins dans ce numéro est le segment symbolique de la chauve-souris, dans le sens où l’a déjà vu beaucoup réinterprété ces dernières années et que rajouter un hibou pour jouer sur une dimension prophétique me semble un peu « lourd » (et pourquoi ne pas rajouter un clown qui regarde la scène avec une chatte et un pingouin pendant qu’on est à évoquer les « totems » des principaux adversaires de Batman ?). Mais ce n’est qu’une pécadille dans un épisode d’une excellent tenue. Car Snyder arrive à écrire un Batman au creux de la vague, un Batman « hanté » qui montre des signes de peur… et ça non plus, ce n’est pas donné à n’importe quel auteur d’arriver à placer le héros dans cette situation sans que ça vire à la comédie involontaire.
Je ne sais pas forcément si la fibre dépressive pourrait tenir longtemps comme çà mais Snyder est visiblement du même avis car l’instinct du limier reprend le dessus et, dans une scène ultra « punchy » avec Nightwing, on comprend mieux pourquoi la Court of the Owls va donner lieu à un crossover concernant de nombreux ressortissants de Gotham. Bien vu, bien pensé, bien exécuté… D’autant qu’aux dessins Greg Capullo est excellent en terme de narration (typiquement : l’entrée dans la Batcave, le gros plan sur le masque de Talon et la réaction de terreur qui en résulte…). Nous arrivons déjà au septième épisode de cette saga et qui plus est tout ça va déboucher sur un crossover avec les autres Bat-séries. Au début j’avais peur que DC veuille tirer les choses trop en longueur et que l’histoire, à force de s’étirer, s’égare. Dans Batman #7, scénariste et dessinateur sont sur le pont, mouille le maillot et démontrent (avec brio) qu’ils ont bien la maîtrise des choses.
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