Alors que nous sommes à la moitié de Heroes in Crisis, les choses s’accélèrent. Que dire au monde qui a découvert que même les super-héros avaient besoin d’aide ? Et qui a causé ce massacre ? Un jeu de pistes mené par Booster Gold et Blue Beetle d’un coté, Batgirl et Harley de l’autre. Mais pas certain qu’il y ait un gagnant…

Heroes in Crisis #5 [DC Comics]
Scénario de Tom King
Dessins de Clay Mann & Travis Moore
Parution aux USA le mercredi 30 janvier 2019

Lois Lane a révélé le scoop du siècle : les héros « mal en point » vont se reconstruire mentalement au Sanctuaire. Les justiciers doivent donc maintenant se justifier auprès du monde entier. D’autant plus que le massacre qui a eu lieu soulève bien des questions sur la capacité des héros à protéger l’univers, s’ils n’arrivent pas à protéger leur « sanctuaire ». De son côté, Booster Gold est déterminé à prouver son innocence. Il s’allie à son vieil ami Blue Beetle. Mais on est en droit de s’interroger sur la présence réelle de Beetle (version Ted Grant). OK, il parle et interagit avec Booster. Mais certains indices laissent croire que le justicier du futur imagine tout dans sa tête. Affaire à suivre… Harley Quinn, l’autre suspect, prête un coup de main à Batman et Batgirl pour retrouver Booster. Son attitude délirante habituelle ne  permet pas de déceler une once de culpabilité ou d’innocence chez elle. Depuis le début de la saga, on a du mal à croire que de tels figures emblématiques de l’univers DC aient passé l’arme à gauche. Et les dernières pages font planer le doute sur la chronologie des événements. Alors que les autres séries DC (Flash, Titans, Red Hood…) parle des conséquences de la tuerie, il pourrait s’avérer que tout ceci soit rétroactivement annuler. Encore quatre numéros avant de découvrir de quoi il en retourne… C’est un peu long si le point de départ se retrouve caduque.

« Hey, Boostie! I’m here to massacre you! »

Clay Mann délivre encore un superbe travail sur ce numéro. Il aidé sur quelques pages par Travis Moore. Aucune perte de qualité quand l’artiste intervient. Les couleurs de Tomeu Morey rend le tout fluide et, si on ne lit pas les petits caractères dans les crédits, on voit à peine la différence entre les deux dessinateurs. Clay Mann a l’occasion de brasser encore plus dans le catalogue des personnages DC alors que Superman fait son discours au monde. On peut se demander si ces pages sont là par hasard ou si le scénariste donne des indices sur ces projets à venir, comme il l’a dit sur Twitter. Tout dans ce numéro fonctionne : dessins, dialogues, émotions… On regrette simplement que l’histoire principale patine un peu et qu’on n’ait pas plus de révélations à quelques épisodes de l’épilogue.

[Pierre Bisson]