Captain America #31 [Marvel]
Scénario de Ed Brubaker
Dessin de Steve Epting
Sortie américaine prévue: 17 octobre 2007
Disons le d’emblée, le gros de ce numéro est consacré au Winter Soldier attaché sur une table de torture tandis qu’on essaie de le faire changer de camp. Y arriveront-ils ? Allons, vous ne pensiez quand même pas qu’on allait vous raconter les dernières pages… Personnellement je dois dire que je ne suis pas un grand fan de ces épisodes qui se passent dans la tête d’un personnage, mi-flashback, mi-hallucination. Bien souvent le ton est forcé, un peu grandguignolesque et les conséquences semblent toujours manquer de subtilité. Sur ce plan-là, l’épisode n’échappe pas à la règle. Maintenant si on s’éloigne du premier degré de lecture pour regarder ce qui est dit par rapport au reste du run de Brubaker, ce qui nous est montré ici prend un relief assez particulier.
Voici donc le Winter Soldier que quelqu’un essaie de manipuler à base de souvenirs manipulés, remodelant quelques batailles des années 40. Et là, d’un seul coup, cette référence me renvoit un peu aux premiers épisodes de la série, quand un certain Captain America s’étonnait d’avoir soudain certains souvenirs des années 40 qu’il n’avait pas auparavant. Ce même Captain America abattu d’un coup de feu… Comme le Red Skull à l’issue de Captain America #1. Rien n’est dit de précis à ce sujet (ce n’est qu’une hypothèse de lecteur) dans l’épisode #31 mais les similitudes dans les flashbacks me font me demander si nous ne sommes pas à l’aube de regarder à nouveau le début de la série sous un jour nouveau.
Ce n’est pas le meilleur épisode de la série (cela dit il faut voir que sur ce run d’une trentaine d’épisodes, avec le retour de Bucky, la mort de Cap et quelques autres surprises du genre, Brubaker a mis la barre haute). Pour autant le scénario trouve des boucles intéressantes, amorce des alliances (quelques épisodes en arrière, le Faucon n’aurait sans doute pas participé aussi facilement avec des gens du Shield) et s’appuie sur une grande connaissance de la continuité, appliquée à coup de touches subtiles (le « test » de Faustus, par exemple, rappellera beaucoup de choses aus lecteurs qui se souviennent de la saga de la Force Nationale). Brubaker s’amuse à finir sur une pirouette, le cliffhanger de la fin ayant comme un air de déjà vu. L’impression finale en fait quand même plus un épisode de transition, qui promet cependant des avancées rapides dans un proche futur…
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