Dès la première page, le ton est donné. Quitte à jouer la carte du voyage temporel, autant abattre toute sa main et y aller à fond dans le rétro : trames, simili-mauvais papier, encrage plus appuyé et qualificatifs « à la Stan Lee » dans l’ours de l’épisode ! Une bonne idée, qui donne une coloration particulière à cet épisode. Accessoirement, cela permet à Bendis de se lâcher dans sa tendance la plus verbeuse de façon tout à fait harmonieuse par rapport à l’ensemble. De manière générale, d’ailleurs, cet épisode a le mérite de casser un peu les automatismes de la narration. On espère juste qu’il ne se révèlera pas trop « gratuit » à l’arrivée.
On passera rapidement sur l’apparition de la Chose, qui n’a d’autre intérêt que nous prouver pour la 327e fois que Robert Reynolds, alias Sentry, est fort, mais alors vraiment très fort ! Plus intéressants, en revanche, sont les dialogues entre Dr. Doom et Iron Man. L’idée étant que ce dernier est à présent bien mal placé pour donner des leçons de morale ou se targuer d’une popularité quelconque. L’analogie entre les deux hommes en armure est à creuser, et j’espère que Bendis (ou un autre) ne laissera pas tomber l’idée. Au-delà de ça, la conclusion de l’épisode est surprenante, et il y a fort qu’elle prendra tout son sens à l’aune d’une relecture prochaine, lorsque nous aurons toutes les clés du story-arc en main. À moins que j’ai simplement trop regardé « Lost » ces dernières semaines…
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