Quand l’administration pénitentiaire américaine délègue à une société tierce et d’origine russe la gestion et l’incarcération des criminels les plus dangereux du pays, elle donne naissance au mystérieux établissement de Hoxford. Vous connaissiez le ténébreux centre de Shutter Island ? Eh bien, ici, point de faux-semblants : les bêtes sont partout dans et hors les cellules… La nuit venue, il se peut que ces mots soient même à prendre au pied de la lettre !
L’aventure démarre fort, avec la présentation de Ray Delgado, ce jeune vétéran de l’armée américaine, psychopathe condamné à la perpétuité pour 21 meurtres. Abusé sexuellement durant son enfance par son père et son oncle, témoin de la mort de sa mère, le nouveau résident d’Hoxford va rapidement trouver ses marques dans l’univers extrême que constitue l’établissement. Entre délires christiques et éclairs de lucidité, Ray n’est pas aussi disjoncté que ses codétenus pédophiles ou nécrophiles et sa relation de confiance avec le Docteur Jessica Ainley constitue ainsi l’un des aspects les plus attachants du plot.
Une fois posé le personnage, sa folie et le danger qu’il représente pour l’institution, la seconde partie du scénario donne lieu à une sorte de chasse à l’homme généralisée, qui rentre rapidement dans le rang question tension et angoisse, puisque les protagonistes jouent carte sur table contre les lycanthropes, flingues contre griffes. Pris dans son ensemble, le récit possède certes une force incontestable et, surtout, une ambiance pesante. Pourtant, on ne parvient pas à réellement déceler de souffle saisissant à cette histoire, sinon l’envie de narrer le retour au bercail du monstre parmi les monstres, jusqu’à sa prise de pouvoir. Pour certains lecteurs, cela apparaîtra peut-être suffisant, compte-tenu du format en cinq épisodes. D’autres, pourront aussi y voir une aventure rapidement consommable et divertissante. Certains, enfin, trouvera ça court.
Evidemment, il saute aux yeux que l’auteur avait envie d’ « envoyer sec » le temps d’une mini-série directe et sans circonvolution. Ben Templesmith l’exprime du reste très clairement dans sa préface. Et pour ça, pas de souci, tout lecteur désireux de plonger dans cet univers carcéral ultra-violent y trouvera son compte, avec force giclées de sang, des macchabées, des tueurs en série cannibales et, bien sûr, des loups-garous… On comprend également qu’il y a là un
[Nicolas Lambret]
« Bienvenue à Hoxford », par Ben Templesmith (scénario et dessin), Editions Delcourt, Coll. Contrebande, août 2011, 100 p.
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