Review Lego Batman, le film

Batman revient au cinéma… enfin, dans le monde des Lego. Après le succès de La Grande Aventure Lego dont Batman était l’un des protagonistes, il était logique de faire du chevalier noir le héros de son propre film. Ambiance tout public (voir jeune public) pour ce long-métrage qui s’inspire et se moque des autres aventures ciné de Batman.

« J’aime bien me bagarrer ! »

Batman est le héros de Gotham City. Avec tous ses gadgets, il arrive sans aucun problème à arrêter les divers vilains qui menacent la ville. Mais le héros est-il heureux pour autant ? Le justicier (et à ses heures perdues rockeur gothique) est seul dans son grand manoir. Même si Alfred est là pour le nourrir et le vêtir, il manque quelque chose à Bruce Wayne. L’arrivée de deux personnes dans sa vie vont bouleverser son quotidien. Tout d’abord, Barbara Gordon, la nouvelle commissaire de police. Succédant à son père, la jeune policière veut employer ses méthodes modernes pour lutter contre le crime… avec l’aide de Batman. Même si Bruce est subjuguer par la beauté de la jeune femme, il n’a pas envie de travailler en équipe. Ça tombe mal car l’orphelin Dick Grayson débarque dans sa vie. Et sous l’impulsion d’Alfred, ce dernier devient… Robin ! Quand le Joker met son plan diabolique à exécution, Batman va devoir repenser ses méthodes pour gagner !

« J’ai le droit à un costume ? »

Tout le folklore de l’univers de DC Comics est présent. Que ce soit avec les innombrables vilains de Batman qui pointent leur nez ou au guest-stars de la Justice League, tout le monde est présent. Les scénaristes s’amusent même à pousser plus loin le délire. Ainsi, de multiples licences (pour la plupart appartenant à Warner Bros) défilent à l’écran. Mais attention, ce n’est pas juste pour du placement de produits. Ces personnages (tels que Voldemort, Sauron, les Gremlins…) servent un intérêt scénaristiques précis. Certains libertés sont prises avec les personnages du monde de Batman. Ainsi Barbara Gordon, alias Batgirl dans les comics, est ici une adulte. Égale de Bruce Wayne/Batman en bien des points, elle devient le « love interest » du héros. Les fans de la première heure s’offusqueront de cette idylle. Mais il ne faut pas oublier que d’autres créateurs ont joué sur cette idée, notamment dans Batman : la série animée et le récent long-métrage d’animation Killing Joke. Dick Grayson est légèrement différent de la version papier. On retrouve un acolyte plus proche de la version de la série des années 60. Blagueur, idolâtrant son mentor, gaffeur… Un Robin en plein apprentissage, à la recherche d’une figure paternelle. Enfin, cette version de Batman est raccord avec le personnage vu dans La Grande Aventure Lego. Imbu de lui-même, recherchant la gloire (et amateur de musique rock), il est le meilleur dans sa partie. Un Batman solitaire (au départ du moins), un peu grognon, qui n’a rien à envier aux autres adaptations du héros. Côté casting, en version originale, Will Arnett reprend d’ailleurs le rôle de Bruce/Batman après La Grande Aventure Lego. Et le reste du casting est impressionnant : Michael Cera, Rosario Dawson, Ralph Fiennes (qui aurait pu aussi doubler Voldemort en plus d’Alfred…), Zach Galifianakis et même… Mariah Carey en Maire de Gotham City !

Mélange des genres

Ce film est fait avant-tout pour les plus jeunes. Mais les subtiles références « adultes » permettront aux parents accompagnant leurs enfants de passer un bon moment. Je parlais des autres versions de Batman, eh bien, elles sont toutes évoquées dans Lego Batman… et elles ne sont pas épargnées ! Plusieurs clins d’oeil sont là pour les fans de la première heure, comme par exemple l’utilisation de Billy Dee Williams (en voix et en image) en Double-Face, ce dernier devant au départ l’interpréter dans Batman Returns de Burton. Pour les lecteurs des comics, il sera amusant de constater qu’à l’heure des New 52 et autres Rebirth, Batman arbore un costume noir (proche de l’époques des années 90), ou encore un Superman avec son slip par-dessus son justaucorps. Certaines facilités du scénario feront probablement froncer les sourcils des plus grands, mais les moins de 10 ans s’en moqueront. Explosions, action et humour parfois « ras-du-sol » les captiveront. À l’inverse, certaines blagues, comme la relation tendancieuse entre Batman et Robin leur passeront au-dessus mais feront sourire les adultes. Vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts.

LEGO Batman, le film – De Chris McKay – Warner Bros Pictures – En salles mercredi 8 février 2017

[Pierre Bisson]
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