Ce samedi 1er octobre débutait l’exposition « Fred Ian : American Comics Icon History » à la Galerie Carole Kvasnevski (Paris). L’occasion de découvrir de nombreuses nouvelles toiles donnant aux super-héros les plus populaires toute une dimension majestueuse, sans rien renier de leurs racines dans les comics. Aperçu

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Deux ans après une première exposition dans le même lieu, le peintre Fred Ian revient exposer à Galerie Carole Kvasnevski toute une série de nouvelles peintures faisant la part belle aux personnages de Marvel et de DC Comics. Fred Ian, c’est un peu le peintre des super-héros. Ce n’est pas qu’il s’agisse de dire qu’il est le seul à les traiter par la peinture (Alex Ross et une horde d’autres artistes sont déjà passés par là). Mais Fred Ian tire un peu le portrait à ces héros de l’imaginaire. La composition, dans des poses le plus souvent très fixées, tient plus de ce tableau de l’ancêtre vénérable qu’on fixe au-dessus de la cheminée ou dans un escalier central, façon le manoir des Wayne ou le château de Fatalis. Dans la pratique, ce sont le plus souvent des collectionneurs qui rêvent de posséder chez eux une mise en situation de leur personnage préféré qui font appel à ce peintre français. Et rien à voir avec ces escogriffes trop courants qui se contentent de calquer une couverture existante pour la signer de leur nom ni vu ni connu…

On le constatera une nouvelle fois à la vue de ces quelques photos, le raisonnement de Fred Ian, ce n’est pas simplement de nous peindre Flash ou les X-Men mais bien de taper une certaine ambiance, une certaine version, sans se perdre et sans copier. Derrière sa Reine Blanche ou Jean Grey, les soldats du Club des Damnés « sentent » l’esprit des dessins de John Byrne sans chercher à singer quoi que ce soit. La Malicia de Fred Ian, c’est un clin d’Å“il précis à celle de Jim Lee rôdant en Terre Sauvage. Ses X-Men évoquent Jim Steranko. Ce n’est pas qu’une question de costumes mais une qualité d’observation qui précède l’étape de la peinture, Fred Ian cherche dans ces facettes des héros concernés, qu’il s’agisse du Punisher, de la Justice League ou de Captain America ce qui constitue leur caractère, leur attitude. Déjà en cette soirée de vernissage, plusieurs tableaux ont déjà trouvé preneur et sont réservés. Mais l’exposition se poursuivra jusqu’au 19 novembre 2016, à la Galerie Carole Kvasnevski (39, rue Dautancourt, Paris) en attendant, peut-être, qu’elle se répète dans d’autres villes. C’est tout « le mal » qu’on souhaite à cet artiste.

[Xavier Fournier]