[FRENCH] Terminons notre passage en revue des livres comics de ces derniers mois (après tout vous avez encore quelques heures pour glisser des choses au pied du sapin) avec un « posterbook » : L’héritage des 75 premières années de DC Comics se compose aussi bien de vénérables couvertures de Detective Comics (précédant même l’apparition de Batman) que de celles, plus modernes et parfois bien « provo » de Preacher. Le « DC Comics: Les Super-Héros S’Affichent » est donc le reflet de cette diversité…

Autre ouvrage rebondissant sur l’anniversaire du plus ancien éditeur de comics encore en activité, « DC Comics: Les Super-Héros S’Affichent » réunit 100 reproductions de couvertures détachables qui retracent l’histoire de la firme. On y trouve donc, par ordre chronologique, aussi bien des choses venant des années 30 que de la période où Neal Adams était à son zénith. Infantino, Kane et quelques autres sont de la partie, c’est donc un véritable « who’s who » des artistes qui ont construit le visage de DC. Sur le principe du « posterbook » j’ai mes réserves car l’idée de désosser un livre pour encadrer seulement quelques pages hérisse sans doute le poil du collectionneur. Mais il y a sans doute une clientèle pour le côté « poster » de la chose (un fan de comics me confiait récemment qu’il entendait bien exposer chez lui TOUTES ses couvertures et j’en suis encore à essayer d’imaginer la surface métrique de ses couloirs)…

Contrairement à ce que pourrait laisser croire la couverture ou même la seconde partie du titre la sélection ne se contente pas des seuls super-héros de la firme mais permet aussi de faire ressurgir des héros policiers d’antan ou des scènes baroques de science-fiction. Niveau qualité des reproductions, on ne regrettera guère qu’une chose au niveau des plus anciennes. Sans doute pour entretenir le côté « vintage » les zones noires ne sans doute pas aussi contrastées qu’elles auraient du l’être mais c’est un effet qui s’estompe au fur et à mesure qu’on avance dans l’ouvrage. En dehors des grandes couvertures, il convient de noter que la partie rédactionnelle (au dos de chaque poster) s’orne aussi de quelques autres illustrations. Le fait que Robert Schnakenberg soit « connu » pour avoir commis le comic-book « Michelle Obama : Year One » pourrait inquiéter les fans de DC mais le rédactionnel est sobre et didactique, donnant à l’ouvrage une bonne tenue. Bref, voici un livre que vous pourrez lire de façon traditionnelle ou mettre en morceaux pour décorer vos murs mais peu importe ce que vous en ferez puisque dans les deux cas l’ouvrage garde un excellent rapport qualité/prix.

[Xavier Fournier]