Avant-Première VO : Review War Machine #5[FRENCH] Fin du premier arc de la nouvelle série War Machine. James Rhodes a fort à faire entre son armure qui tombe en pièce, l’intervention d’un certain dieu de la guerre mais aussi la diffusion d’un virus qui, essentiellement transforme tous ceux qu’il croise en techno-zombies. Ce n’est pas l’action qui manque. Pour les états d’âme de Rhodes, par contre, on repassera…

War Machine #5 [Marvel] Scénario de Greg Pak
Dessin de Leonardo Manco
Sortie américaine le 29 avril 2009.

War Machine #5Au cinquième numéro de la série, même elle ne manque pas d’idées, on a encore et toujours du mal à reconnaître dans l’actuel War Machine le James Rhodes qu’on connaissait (où même celui qu’on a pu voir dans The Initiative). Bon d’accord, on comprendra que perdre une partie de son humanité ne l’a pas vraiment mis de bon poil, certes, mais en termes d’ambiances j’ai quand même un peu plus l’impression de lire un Deathlok du début des années 90 plutôt que les aventures de James Rhodes qui, tout en n’étant pas imperméable à la colère, avait depuis des années montré qu’il était un peu la bonne conscience de Tony Stark/Iron Man, l’ami qui savait le tempéré en cas de besoin. Le voici au contraire transformé en fou de guerre et je ne suis vraiment pas sur qu’on y gagne au change puisque le coup du cyborg cynique c’est quelque chose qu’on a beaucoup vu ces vingt dernières années dans les comics.

Greg Pak a beaucoup ramé pour tenter de nous justifier une sorte de lien entre War Machine et ce « War God » qu’est Arès, convaincu que Rhodes est son « champion » mais je serais quand même étonné que Jim soit le super-héros Marvel qui ait le plus fait la guerre ou tué de gens. A la rigueur, la situation m’aurait intéressé si Arès avait croisé le nouveau Captain America mais là, l’argument tombe un peu à plat, même si le dieu de la guerre en semble très convaincu. Pour ce qui est des pseudo-zombies qui constituent l’essentiel de la menace, il est certain qu’ils ne sont pas très charismatiques mais d’un autre côté c’est une caractéristique du « genre » et là pour le coup on n’en tiendra pas rigueur au scénariste, qui place plutôt le héros en face du dilemme de tuer (ou pas) des gens qui l’affrontent contre leur volonté. Reste que sur la fin de l’épisode Greg Pak sonne un peu vite la fin de la récré et le virage vers l’arc suivant, en donnant toujours l’impression de nous entraîner vers un récit de cyborg qui a 15 ou 20 ans d’âge. Ajoutez à ça que les finitions des dessins de Leonardo Manco me semblent moins percutantes que dans les premiers numéros et vous aurez compris que je trouve War Machine en petite forme ce mois-ci…

[Xavier Fournier]