[FRENCH] Alec Holland est toujours en vadrouille avec Abby, à la poursuitre du représentant du « Rot », incarnation de la pourriture et de tout ce qui représente la mort. Cette quête lui vaut d’être à nouveau convoqué devant le Parlement des Arbres. C’est sûr ? Il en voudrait pas (re)devenir Swamp Thing ?

Swamp Thing #4 [DC Comics] Scénario de Scott Snyder
Dessin de Marco Rudy
Sortie aux USA le mercredi 7 décembre 2011

Le petit William est lâché dans la nature et tue tout ce qui se trouve sur son passage. Même une simple erreur dans la préparation d’un milkshake devient prétexte à massacrer tous les occupants d’un restaurant. Pendant ce temps Alec et Abby tentent de cohabiter. L’ennui c’est qu’Alec ressent des souvenirs liés à Abby qui ne sont pourtant pas les siens. Et de son côté la jeune femme n’oublie pas qu’Alec n’est justement la créature qu’elle a connu pendant toutes ces années. L’intervention du Parlement des Arbres va d’ailleurs insister sur tout ce qui sépare ces deux « alliés ». Ce qui est intéressant c’est qu’en faisant de Swamp Thing le champion de la vie Scott Snyder surfe un peu sur les retombées de Brightest Day. C’est de l’ordre du non-dit mais son poste ressemble effectivement au « White Lantern ». Inversement The Rot et ses créatures macabres font un peu penser à des Black Lanterns sans anneaux. Je ne sais pas si Snyder ou DC franchiront le pas mais il y a des rapprochements à faire.

Cet épisode est dans la même veine des trois qui ont précédé : Snyder ne se précipite pas pour transformer Holland en Swamp Thing et c’est à mettre à son crédit. C’est un choix plutôt gonflé et en tout cas moins facile, moins évident, que si on avait directement démarré avec des combats de monstres. Là où il est particulièrement intéressant de constater que la série ne démérite pas, c’est au niveau du dessin. Portée par Yanick Paquette, le titre s’appuyait en effet sur une véritable ode, une allusion au style et aux compositions de Stephen Bisette. Que se passerait-il quand quelqu’un d’autre viendrait illustrer la série (sachant que Yanick travaille sur d’autres épisodes à venir) ? Ce mois-ci on a la réponse : Marco Rudy n’a pas le même style (et certains visages, par exemple, sont moins fouillés) mais globalement l’ambiance est intacte. Il y a une cohérence d’atmosphère. Pas de saute d’ambiance. Swamp Thing montre donc sa capacité à tenir le cap. Et comme le cap en question est toujours aussi bon, pas l’ombre d’un problème…

[Xavier Fournier]